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09:30 1 juin 2020 | mise à jour le: 1 juin 2020 à 09:30 temps de lecture: 2 minutes

Mal s’informer augmente l’anxiété

Mal s’informer augmente l’anxiété
Photo: MétroMal s’informer augmente l’anxiété

Un Québécois sur six serait susceptible de souffrir d’anxiété ou de stress post-traumatique lié à la pandémie, par rapport à un Canadien sur quatre. Cette différence pourrait être liée à une plus grande sensibilité à la désinformation et aux théories du complot à l’extérieur du Québec.

Ainsi, selon la récente Enquête sur la pandémie et ses impacts psychologiques et comportementaux, menée par une équipe multidisciplinaire de l’Université de Sherbrooke, pas moins d’une personne sur deux (52,7%) avoue avoir été exposée à au moins une fausse nouvelle au sujet du coronavirus. Mais plus d’une personne sur trois (38,4%) pense aussi que son gouvernement lui cache des informations importantes entourant le virus.

Ces résultats préliminaires signalent toutefois que le niveau de confiance envers les autorités s’avère plus élevé au Québec, avec près d’une personne sur deux: 49,6% par rapport à 26,8% des gens hors Québec. La confiance, selon les chercheurs, contribuerait à réduire les risques d’impacts psychologiques de la pandémie.

De nombreux Canadiens pensent qu’il existe un lien entre le déploiement de la 5G et le coronavirus – c’est toutefois juste une personne sur six hors Québec (15,6%) et moitié moins chez les Québécois (7,8%).

Ils notent aussi une différence en ce qui concerne le suivi des consignes, qui va de pair avec cette confiance: le suivi est plus affirmé chez les Québécois que dans le reste du Canada (88,6% au Québec par rapport à 72,8% ailleurs).

Fruit d’un sondage réalisé entre le 8 et le 11 avril auprès de 600 personnes, dont la moitié au Québec, cette enquête tend à conclure que les Québécois s’estiment plutôt bien informés (83,7% pour les Québécois et 60,8 % pour ceux du reste du pays).

De nombreuses fausses croyances subsistent cependant chez un grand nombre de répondants: une personne sur cinq (21,3%) estime qu’il existe déjà un médicament contre le coronavirus et une personne sur six (15%) croit que l’industrie pharmaceutique serait impliquée dans la propagation du coronavirus.

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