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11:10 6 mai 2008 | mise à jour le: 6 mai 2008 à 11:10

Étudiants refusés au premier tour: il ne faut pas baisser les bras

Pour la majorité des finissants du cégep, les vacances qui s’annoncent seront l’occasion de faire le plein d’énergie avant la rentrée universitaire, au mois d’août. Mais pour ceux qui n’ont pas été retenus dans le programme de leur choix, la tranquillité d’esprit devra peut-être attendre. Tout n’est cependant pas perdu pour eux, puisque les universités proposent différents cheminements qui pourraient leur permettre de débuter leurs études universitaires en même temps que tout le monde.

La première chose que les étudiants du niveau collégial auraient dû faire pour éviter d’être pris au dépourvu au mois de mai était d’inscrire trois choix sur leur demande d’admission. «Si l’étudiant n’a pas inscrit de deuxième et de troisième choix lorsqu’il a fait sa demande d’admission, il a un peu manqué le bateau, estime Réjean Dumoulin, conseiller en information scolaire à l’Université de Montréal. Mais il peut toujours revenir pour faire un deu­xième choix plus tard.»

En effet, les étudiants qui n’a­vaient pas jugé bon d’inscrire plus d’un choix sur leur deman­de d’admission peuvent se reprendre, mais ils devront faire un choix parmi les programmes qui sont encore ouverts. Car bien que la majorité des programmes du premier cycle acceptent les de­mandes d’admission jusqu’au 1er mars, certains ont prolongé leur période d’admission jusqu’au 1er juin, à l’Uni­versité de Mon­tréal, et même jusqu’au 1er août, à l’Uni­versité du Qué­bec à Montréal.

Par ailleurs, l’Université de Montréal et l’UQAM ont mis sur pied une procédure de révision. Les étudiants qui considèrent que leur évaluation ne s’est pas déroulée selon le processus d’admission normal peuvent y recourir. Une demande doit être faite par écrit dans les délais prescrits par chaque établissement. Les étudiants qui choisissent d’en appeler ne pourront ajouter aucun document à leur dossier.

Refus définitif?
Les étudiants qui ont essuyé un refus dans les trois programmes pour lesquels ils avaient soumis une demande d’admission ne devraient pas baisser les bras. «Si un étudiant est refusé à ses trois choix en raison d’une moyenne trop faible ou pour toute autre raison, il peut s’inscrire en tant qu’étudiant libre dans le programme qu’il visait à la base», explique Joanne Néron, directrice de l’admission à l’UQAM.

Puisque, à l’UQAM, un étudiant libre peut s’inscrire à 17 crédits par session jusqu’à concurrence de 30 crédits, ce cheminement pourrait lui permettre de s’inscrire dans le programme de son choix sur la base de ses crédits universitaires.

Le portrait est cependant différent à l’Uni­ver­sité de Montréal, puisque les Facultés décident du nombre de cours auxquels les étudiants libres peuvent s’inscrire.
«Devenir étudiant libre est une option, mais ce n’est pas toujours la meilleure», précise Johanne Ricard, coordonnatrice du service d’orientation de l’Université de Montréal.

«Les étudiants libres ne peuvent pas atteindre le minimum de crédits universitaires requis pour que leurs résultats soient pris en compte», ajoute Réjean Dumoulin.

Les étudiants ont malgré tout la possibilité d’améliorer leur dossier académique en vue d’une prochaine demande d’admission.

«L’étudiant peut s’inscrire dans un autre programme, qui pourrait par exemple avoir des cours commun avec le programme visé au départ, indique M. Dumoulin. Quand il a complété 12 crédits, l’Université multiplie ses crédits par 2 %. Il y a donc une part de 24 % qui est ajoutée à ses résultats universitaires. Cela peut permettre à un étudiant dont les notes n’étaient pas suffisamment élevées d’améliorer son dossier et d’être admis dans le programme souhaité.»

Un étudiant qui possède un bon dossier académique, mais qui a tout de même été refusé à son premier choix peut aussi espérer recevoir un coup de pouce de l’université auprès de laquelle il a soumis une demande d’admission.

«Certains program­mes peuvent y aller au cas par cas, a souligné Joanne Néron. Si un étudiant est refusé dans un programme, mais que les responsables voient qu’il s’agit d’un candidat qui a du potentiel, ils peuvent le référer à un autre programme.»

Comme quoi il ne faut jamais se compter pour battu.

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