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07:50 28 août 2017 | mise à jour le: 28 août 2017 à 09:41 temps de lecture: 4 minutes

Le bar à sieste, nouvelle arme contre le burn-out?

Le bar à sieste, nouvelle arme contre le burn-out?
Photo: Getty Images/iStockphotoAfrican business man relaxing after job at the office."n

Un signe des temps? Dans plusieurs grandes villes du monde, on voit ouvrir depuis peu des bars à sieste, où les citadins débordés et au bord du burn-out peuvent dormir quelques instants au milieu de leur journée de travail.

De Tokyo à Londres, et de Séoul à Paris, la liste des villes où des bars à sieste ont ouvert n’a cessé de s’allonger au cours des derniers mois. Des citadins débordés et au bord de l’épuisement se réjouissent à l’idée de pouvoir y faire une petite sieste au milieu de la journée.

L’une des dernières villes où ce type d’établissement est apparu est Madrid, qui a vu l’ouverture au début de l’été du premier bar à sieste d’Espagne, fort opportunément nommé Siesta & Go. Au vu de la sacro-sainte tradition dans le pays de fermer les magasins à midi pour ne pas souffrir des chaleurs estivales, rien d’étonnant à voir Madrid rejoindre la liste des villes ayant cédé à cette mode. Les clients déboursent 14 euros pour se retirer dans une chambre privée et s’offrir une sieste d’une heure pendant leur pause déjeuner.

À Paris, le Zen Bar à Sieste offre à ses clients une retraite calme en plein cœur d’une ville animée. Équipé de fauteuils massants qui invitent à l’assoupissement, l’endroit propose aux Parisiens, entre autres services, des massages des pieds, des «pédicures poissons» et des massages shiatsu.

À Séoul, en Corée du Sud, où les heures travaillées sont interminables, l’un des établissements les plus prospères du marché est Mr. Healing, une chaîne qui dispose de 60 bars à sieste sur l’ensemble de la péninsule, rapporte le journal The Korea Times.

Qu’il s’agisse d’une micro-sieste de 15 minutes ou d’un bon somme d’une heure, les bars à sieste ou «de soin», comme on les appelle localement, permettent à leurs clients en manque de sommeil de récupérer pendant l’après-midi. Ce service est de plus en plus populaire auprès des employés de bureau comme des jeunes mamans. Les clients se laissent glisser dans des fauteuils massants, des poufs poires ou des hamacs, et ferment les yeux en attendant le marchand de sable.

Projets-pilotes
Si le concept de bar à sieste est bien enraciné dans la culture sud-coréenne, il est lancé dans les autres villes à titre expérimental. À Londres, par exemple, on a vu surgir au cours des dernières années une série de stations à sieste éphémères, dans le cadre de campagnes publicitaires pour des fabricants de matelas et des entreprises de design.

L’an dernier, les Londoniens ont eu droit, dans l’Old Truman Brewery, à une nap station équipée de nacelles pour sieste éclair, de lits, du Wi-Fi et de café gratuit. L’année précédente, c’est un studio de design qui a ouvert l’éphémère Sleeperie, où les clients étaient invités à se recroqueviller dans des hamacs rouge vif.

Pour célébrer la Journée internationale du sommeil en mars 2017, le Nescafé Harajuku a pour sa part conclu un partenariat avec une compagnie de literie pour l’ouverture d’un bar à sieste éphémère à Tokyo. À la fin de leur sieste éclair, les clients se voyaient offrir une tasse de Nescafé avant de poursuivre leur journée.

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Faire des affaires pendant la sieste

Maria Estrella Jorro de Inza a eu l’idée de tirer profit d’une tradition espagnole : la sieste. En Espagne, la sieste existe toujours. Les magasins sont même fermés de 14 h à 17 h pour que tout le monde puisse se reposer.

La jeune entrepreneure affirme s’être inspirée de pays comme le Japon, l’Argentine et la Belgique, qui offrent de tels lieux où il est possible de se reposer pour une courte période tout en bénéficiant d’une connection internet, de journaux et de café. Métro a rencontré la propriétaire du bar à sieste Siesta & Go.

Pourquoi avez-vous eu envie d’ouvrir un tel établissement?
J’ai réalisé que l’employé moyen recherchait un endroit où se reposer, mais que rien ne répondait à son besoin.

Quel besoin?
Le confort.

Comment entrevoyez-vous l’avenir?
Pour le moment, nous allons continuer sur notre lancée et nous verrons pour la suite. Nous avons reçu beaucoup de propositions pour mettre sur pied des franchises, que nous sommes en train de développer.

Propos recueillis par Felipe Herrera A./Metro World News

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