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05:00 17 septembre 2008 | mise à jour le: 17 septembre 2008 à 05:00 temps de lecture: 3 minutes

Archiviste médical : Le gestionnaire de l'information

Archiviste médical : Le gestionnaire de l'information
Les archivistes médicaux ne doivent pas être confondus avec la secrétaire médicale.

Les archivistes médicaux sont très demandés ces dernières années. On les retrouve dans les établissements de santé, bien sûr, mais aussi à la Société de l’assurance automobile du Québec, à la Régie de l’assurance maladie du Québec, dans des compagnies d’assurances, des pharmaceutiques, des instituts de recherche…

Pourtant, malgré les perspectives d’avenir réjouissantes, la profession reste méconnue du public, qui confond à l’occasion l’archiviste avec la secrétaire.

«Pour­tant, ce sont deux professions différentes, explique Michèle Aumais Hénuset, chef du service archives/ accueil à Villa Medica. Nous sommes les gestionnaires de l’information contenue dans les dossiers. Nous veillons à ce que ceux-ci soient complets, certes, mais nous sommes aussi les gardiens de leur confidentialité. L’archi­vis­te médical doit faire appliquer le droit des usagers en matière d’accès et de protection des renseignements de santé.»

L’archiviste est un acteur fondamental dans le do­maine de la santé. Les informations contenues dans les dossiers vont se retrouver au cÅ“ur du traitement des usagers. «Nos connaissances nous permettent d’en ex­traire des éléments qui seront essentiels dans les analyses faites par la suite», fait valoir France Thibault, directrice générale de l’Association québécoise des archivistes médicaux.

Cette facette devrait d’ailleurs prendre encore plus d’importance avec le développement du dossier patient électronique, qui branchera sur la même inforoute les cliniques médicales et les établissements de santé. «Nous tenons aussi des données sur le nombre de patients, la raison et la durée de leurs séjours dans les établissements de santé. Ces données sont essentielles pour les projections gouvernementales», renchérit Mme Aumais-Henuset.

Nous sommes loin d’une profession conservatrice qui évolue peu! «Au contraire, nous devons nous remettre à jour régulièrement, technologiquement bien sûr, mais aussi médicalement, légalement et sur plusieurs autres plans qui influencent notre pratique. Ça nous garde en alerte», estime Mme Thibault.

 
Témoignage
Michèle Aumais Hénuset est devenue archiviste médicale en 1973. Depuis 1975, elle occupe ce poste à Villa Medica.

Pourquoi avez-vous choisi le métier d’archiviste médicale?
À l’origine je voulais être infirmière, mais ma mère ne me voyait pas dans cette profession. J’ai regardé les formations connexes et les archives médicales m’ont séduite.

Pourquoi ne pas avoir fait un baccalauréat en archivistique?
Ce ne sont pas des professions similaires. Bien sûr, il y a des points communs, comme la gestion et la conservation des documents, mais l’archiviste médical doit comprendre le corps humain. Si elle ne comprend pas les informations contenues dans le dossier, elle va avoir de la difficulté à le gérer efficacement. Et comme son travail c’est la gestion de l’information, elle doit s’assurer que les renseignements soient complets et précis.

Après 25 ans, êtes-vous toujours aussi enthousiaste?
Oui, parce que je me suis approprié les nouvelles procédures de travail.
Le métier a beaucoup changé depuis 25 ans; les maladies aussi. Il y a en des nouvelles, la technologie a évolué et j’ai toujours actualisé mes connaissances. À mon avis, il est fondamental que les archivistes médicaux soient ouverts aux nouvelles réalités de la profession.

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