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12:00 25 novembre 2009 | mise à jour le: 25 novembre 2009 à 12:00

Le doctorat en psychologie clinique favorise les étudiants modèles

Avis à ceux qui voudraient devenir psychologue clinicien?: l’entrée au doctorat se prépare dès la première session du baccalauréat puisque les études en psychologie clinique sont très contingentées.

Depuis 2006, l’Ordre des psychologues du Québec exige de ses nouveaux membres qu’ils détiennent un doctorat en psychologie clinique ou dans un programme combiné de re­cher­che et d’intervention. Pour accéder aux études supérieures, il faut avoir une moyenne d’au moins 3,8 sur 4,3. Autrement dit, il faut obtenir des A dans presque tous les cours du baccalauréat. Dans la plupart des universités, environ une centaine de de­mandes sont effectuées pour au plus une quinzaine de places disponibles.

Afin de mettre toutes les chances de son côté, Julie Bolduc-Teasdale, étudiante au doctorat en recherche et intervention en neuropsychologie à l’Université de Montréal, a fait du mentorat auprès d’étudiants présentant un risque de décrochage et a été assistante de recher­che. «Je me suis préparée aux demandes d’admission dès le cégep, raconte la doctorante. J’ai travaillé cinq ans pour y arriver.»

Cheminement
Il faut d’abord faire un baccalauréat de trois ans en psychologie. Ce diplôme ne donne pas accès au titre de psychologue et le taux de placement des étudiants qui n’ont fait que le baccalauréat est peu élevé. «Il y a tout de même quelques débouchés, explique Mi­chelle McKerral, neuropsychologue et professeure au département de psychologie de l’Université de Mont­réal. Les bacheliers peuvent devenir assistants de recherche. Ils peuvent aussi travailler en criminologie ou comme intervenant psychosocial.»

Par la suite, le bachelier passe directement au doctorat, qui englobe maintenant la maîtrise et dure cinq ans. Différentes spécialités sont offertes selon les universités, comme la neuropsychologie et la psychologie en milieu de travail. La formation comprend deux stages. Le premier, de 700 heures, est fait dans les cliniques psychologiques des universités. Le second, de 1 600 heures, s’effectue en milieu professionnel. À l’UQAM, ce stage est divisé en deux blocs de 810 heures. «Ça permet aux étudiants de se familiariser avec deux contextes d’intervention différents», explique Anne-Marie Ro­bert, coordonnatrice des internats au département de psychologie de l’UQAM.

Le parcours scolaire du futur psychologue est exigeant, mais ceux qui le complètent sont presque assurés de trouver du travail dans leur domaine. «Les psychologues Å“uvrent dans les établissements de santé, dans les organismes communautaires, dans les commissions scolaires ou encore dans les entreprises privées, affirme Mme Robert. Plu­sieurs postes devront être comblés dans les prochaines années pour répondre aux départs à la retraite.»

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