Carrières
10:11 10 janvier 2012 | mise à jour le: 10 janvier 2012 à 10:11 temps de lecture: 4 minutes

Choix de carrière: comment bien s'orienter

Choisir sa formation est un premier pas décisif vers la vie professionnelle. C’est une des pre­mières décisions importan­tes qu’on ait à prendre : en effet, le choix de carrière exer­ce une influence notable sur la qualité de vie. Toutefois, dans le vaste éventail des formations possibles, il faut choisir.

Comment savoir quelle option est la bonne? Entre les envies et la réalité, quels sont les critères qu’on devrait avoir en tête pour faire le bon choix? Jacques Langlois, conseiller d’orientation et sociologue, aide de jeunes adultes, depuis plus de 12 ans, à faire leur choix de carrière à l’Université du Qué­­bec à Trois-Rivières (UQTR). Selon lui, il existe de nombreux critères qui permettent de faire le bon choix.

Mais certains sont plus cruciaux que d’autres. «Il faut d’abord et avant tout se rappeler qu’en choisissant un champ d’études, on choisit im­­plicitement un métier, souligne Jacques Langlois. J’ai souvent des clients qui envisagent des formations sans même se demander si elles offrent de bonnes perspectives d’emploi par la suite.» Il est donc primordial de s’assurer que le métier envisagé est en demande sur le marché du travail. «Faire un choix de formation sans tenir compte du marché du travail, ce n’est pas faire un choix de carrière. Et malheureusement, ça arrive à beaucoup de personnes chaque année.»

Avoir de l’intérêt pour les emplois auxquels mène la formation choisie est un autre critère essentiel dans le choix du champ d’études. «Souvent, les gens ont l’impression qu’ils vont devoir sacrifier leurs intérêts pour obtenir un emploi», précise le conseiller d’orientation. Mais la réalité est tout autre. Il existe des formations et des emplois pour tous les goûts. «Contrairement à la croyance populaire, les emplois qui sont très en demande sont souvent les plus intéressants!»

Si tenir compte de ses intérêts est essentiel, respecter sa personnalité l’est tout autant. «C’est une condition sine qua non. J’ai récemment reçu quel­qu’un qui avait choisi un mé­tier dans un domaine où les relations sociales sont très importantes, sauf que lui, il est introverti. Résultat : il ne trouve pas d’emploi!» raconte M. Langlois. Même si des écarts sont possibles, le plus souvent, il est préférable de choisir un domaine qui correspond assez bien à son caractère.

Pour le conseiller d’orienta­t­i­on, il ne fait aucun doute que le salaire doit faire partie des critères essentiels. «Avoir un travail, ça veut dire gagner sa vie! Si un emploi n’offre pas une rémunération décente, ce n’est pas un bon choix. De plus, il existe une certaine corrélation entre l’attrait qu’exercent les métiers et le salaire qui leur est associé.» Selon lui, plus le salaire est élevé, plus les tâches sont intéressantes. «On fait toujours faire les choses intéressantes à nos plus haut salariés, et on laisse les tâches abrutissantes aux employés dont le salaire est le plus bas», conclut-il.

Enfin, qu’importe le domai­ne, prenez le temps d’étudier d’abord toutes les possibilités qui s’offrent à vous.

Influence parentale

L’avis des parents est-il important? À cette question, la pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto aurait répondu par un non catégorique. «Faire un choix, c’est devenir adulte. Faire un choix de carrière, c’est faire un pas vers l’autonomie», ajoute Jacques Langlois. Mais en pratique, les parents finissent toujours, inconsciemment, par y jouer un rôle. «Idéalement, il faut que tout ça se fasse en harmonie et en collaboration.» Il ne faut pas perdre de vue le fait que la personne qui est en train de choisir un métier devra l’exercer par la suite!  

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