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Les entreprises ont du mal à trouver des professionnels compétents

Les entreprises ont du mal à trouver des professionnels compétents
Photo: Getty Images

Selon une récente étude, les professionnels compétents en comptabilité, en finance et en gestion seraient une denrée rare.

Quatre semaines: c’est le temps nécessaire en moyenne pour pourvoir un poste en finance ou en comptabilité. Les recruteurs à la recherche de bons gestionnaires consacreraient quant à eux jusqu’à cinq semaines à la recherche de la perle rare. C’est ce que révèle un nouveau sondage mené par Robert Half Finance et Comptabilité auprès de directeurs financiers partout au Canada. Par ailleurs, 90% d’entre eux ont indiqué vivre des difficultés grandissantes de recrutement.

La démographie est en partie responsable du manque de main-d’œuvre, mais pas entièrement. Les réalités actuelles de la profession ne semblent pas avoir été assez enseignées aux nouveaux diplômés, de sorte qu’ils peinent à répondre aux attentes du milieu. Les données de Robert Half correspondent à tout le moins à celles du plus récent diagnostic des besoins en main-d’œuvre du secteur de la finance dans la région montréalaise (2015), où l’on apprenait qu’il est difficile de recruter des employés détenant la bonne formation, non seulement en ce qui concerne les compétences en finance et en comptabilité, mais aussi les connaissances des lois et des normes.

Il n’en demeure pas moins que le vieillissement de la population reste la cause principale de la pénurie. Ce rapport de 2015 soulignait en outre l’impact des départs à la retraite, qui entraînent non seulement un besoin de main-d’œuvre pour arriver à «soutenir la demande pour les services de planification financière», mais aussi un manque d’employés «spécialisés dans la gestion de fonds de retraite».

Un milieu effervescent
Et pourtant, il y a une réelle effervescence à Montréal dans ce milieu, qui représente près de 4,5% de l’emploi au Canada et 4,1% au Québec, et qui est en forte croissance depuis le début des années 2000. Dans un tel contexte, les entreprises devraient carrément recruter sans interruption, croit Greg Scileppi, président des activités internationales de dotation en personnel chez Robert Half.

«Il s’agit d’un marché du travail concurrentiel, et les organisations gagneraient à recruter même si elles ne cherchent pas activement à pourvoir un poste vacant. En entretenant des relations avec des candidats potentiels intéressants et en faisant preuve de souplesse en ce qui concerne les conditions d’embauche, elles s’assurent que les talents sont facilement accessibles lorsque du soutien additionnel devient nécessaire.»

Des astuces pour être embauché
Dans le contexte actuel de pénurie d’employés qualifiés dans les secteurs de la finance, de la comptabilité et de la gestion, il ne faut pas hésiter à postuler même pour des postes pour lesquels vous ne possédez pas toutes les qualifications.

Les recruteurs auront tout intérêt à prendre en considération votre candidature et à vous proposer, par exemple, une embauche assortie d’un programme de formation et de mise à niveau. Vous pouvez même proposer cette option en entrevue, en insistant sur votre plaisir à apprendre et à continuer à vous former.

Mettez aussi en avant vos compétences générales, comme la communication, le souci du détail et l’aisance avec les outils numériques. Finalement, dans votre recherche, privilégiez les offres affichées par des agences de recrutement spécialisées : les meilleurs employeurs font de plus en plus appel à leurs services pour réussir leurs opérations d’embauche, de plus en plus complexes.