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16:40 15 janvier 2013 | mise à jour le: 15 janvier 2013 à 16:40 temps de lecture: 3 minutes

Après le télétravail, les «télé-études»

Après le télétravail, les «télé-études»
Photo: MétroL’enseignement universitaire a beaucoup évolué depuis 40 ans.

Les Québécois souhaitent de plus en plus faire leurs études en ligne, même lorsqu’ils sont à deux pas d’une université.

Les deux plus grands joueurs dans le domaine de la formation en ligne au Québec ont constaté au cours des 10 dernières années une augmentation substantielle des inscriptions pour ce genre de formation.

L’enseignement universitaire a beaucoup évolué depuis 40 ans. À l’époque, le profil étudiant se composait en majorité de jeunes dans la vingtaine qui s’inscrivaient à des semestres universitaires à temps complet sur les campus des établissements d’enseignement. Les exigences du marché de l’emploi, où le travailleur doit aujourd’hui se perfectionner en permanence, ont profondément modifié ce profil.

«Un adulte qui a besoin de se perfectionner a moins de temps à consacrer aux études. La formation à distance est plus souple et devient donc une réponse pour ces gens», explique Raymond Duchesne le directeur général de la Teluq, l’université à distance, qui est rattachée aux universités du Québec. Selon le directeur, sur la population totale de 80 000 étudiants que compte le réseau des universités du Québec, les étudiants qui optent pour la formation à distance représentent 18 000 inscriptions.

«Le fait que d’autres universités que la Teluq offrent maintenant des cours en ligne reflète la croissance de la demande au sein de la société québécoise», croit-il.

À l’Université Laval, les investissements dans le secteur de la formation à distance ont été d’environ un demi-million de dollars par année au cours des 10 dernières années, affirme le directeur de ce secteur, Guy Mineau. «On a commencé en appelant ça formation à distance. On pensait que ce serait des étudiants loin du campus, mais on s’est rendu compte que beaucoup d’étudiants qui étudient à distance vivent à Québec.»

Guy Mineau explique que ce type de formation attire beaucoup les étudiants à temps partiel. Raymond Duchesne ajoute que la population étudiante qui choisit la formation à distance est de plus en plus jeune.

«Nous accueillons de plus en plus de jeunes étudiants dans la vingtaine qui travaillent à temps partiel.» Les deux représentants affirment que la formation à distance est en croissance. Déjà, on commence à offrir à distance certains cours et programmes de deuxième et troisième cycles.

De plus en plus populaire
La formation à distance au Québec, c’est, du côté de l’Université Laval, près de 600 cours à distance dans 61 programmes. Du côté de la Teluq, on parle de 75 programmes distincts et de 400 cours. Les deux ont chacun leurs caractéristiques.

Du côté de la Teluq, le concept de semestre n’existe pas vraiment, car l’étudiant peut commencer au moment qui lui convient et apprendre à son rythme sur une période de 15 semaines.

À l’Université Laval, on a plutôt opté pour des cours à distance semblables à ceux offerts en classe. Certains cours sont offerts dans une forme hybride où la présence de l’étudiant est parfois requise, alors que d’autres peuvent être téléchargés ou suivis en effectuant des lectures sur l’internet. À l’Université Laval, la formation à distance représente environ 13 % de toutes les inscriptions pour l’année 2011-2012 et elle a enregistré une augmentation de 80 % au cours des cinq années précédentes. À la Teluq, depuis 10 ans, les inscriptions en formation à distance ont augmenté de 5 à 6 % par année.