Art de vivre

Rise Kombucha en pleine ascension

Rise Kombucha en pleine ascension
Photo: Alexandre RacineJulian Giacomelli fait partie de l’aventure Rise Kombucha pratiquement depuis les débuts.

Rise Kombucha, qui fête ses 10 ans cette année, vient de percer le marché américain, a agrandi son usine montréalaise et s’apprête à lancer deux nouvelles saveurs. Pour l’occasion, Métro s’est entretenu avec le président de l’entreprise, Julian Giacomelli. Extraits choisis d’une interview stratégiquement menée en hauteur, en direct de La Grande Roue de Montréal.

À quand remonte votre première expérience avec le kombucha?
C’était en 2005 ou 2006. J’étais en Californie, et on m’a fait goûter au kombucha pendant un cours de yoga. Tout de suite, je me suis dit : «Wow, c’est intéressant!»

Qu’est-ce que ça prend pour faire  un bon kombucha?
Il faut de la puissance, dans le sens où il doit y avoir des bactéries et des levures actives [le kombucha étant fabriqué à base de thé fermenté]. Cela dit, c’est comme pour la bière : il ne faut pas que seul le goût de bière ressorte. On veut avoir aussi goûter des saveurs subtiles et pas juste le goût du kombucha. C’est donc un mélange entre la puissance et les saveurs, avec un peu de pétillant mais pas trop. On ne veut pas non plus que ce soit trop sucré, mais il faut quand même un minimum de sucre pour que ce soit buvable! On dit souvent : «It’s not your grand-mother’s kombucha». Il n’y a pas ce goût vinaigré comme dans la recette traditionnelle.

Et pour réussir en affaires?
Il faut y croire. Ça demande beaucoup de pratique pour faire un bon kombucha, et ensuite ça prend la passion des entrepreneurs pour promouvoir leur message. Maintenant que Rise est devenue une moyenne entreprise, il faut aussi des gens sur le terrain, au marketing et aux ventes, pour assurer le développement.

Vous affirmez que Rise est pionnière du kombucha non seulement au Québec, mais aussi au Canada. Y a-t-il encore de la place pour de la croissance?
Même si nous sommes aujourd’hui distribués dans les grands supermarchés, on estime qu’il n’y a que de 25 % à 30 % des gens qui ont déjà goûté à du kombucha. Je pense que c’est une bonne solution de rechange pour tous les sodas ou les thés glacés et donc oui, il y a toujours de la place pour la croissance.

Que diriez-vous à ceux qui sont réfractaires à goûter le kombucha?
Il faut essayer! C’est pourquoi il faut continuer à pousser la découverte, en particulier avec des dégustations en magasin parce que beaucoup de gens ne savent pas s’ils aiment ça. Il faut trouver des gens qui n’ont jamais essayé le kombucha. C’est la découverte qui est importante aujourd’hui pour la croissance de Rise.

«Nous voulons démocratiser le kombucha et le rendre accessible dans les magasins. Pourquoi se limiter aux boutiques d’alimentation naturelle? Selon moi, le marché québécois est un des plus importants au monde, per capita, pour le kombucha.» – Julian Giacomelli

Rise Kombucha en chiffres

2009: Création de la marque par David Côté, Mathieu Gallant et Simon Bertrand, auxquels s’est joint Julian Giacomelli.

100 employés: L’entreprise compte aujourd’hui plus de 100 employés, la plupart basés au siège social montréalais de la marque.

6000 points de vente au Canada: Pionnière au pays, Rise est déjà vendue d’un océan à l’autre et vient de lancer son expansion vers la côte est américaine.

8 saveurs: Rise proposait six saveurs jusqu’à maintenant. Les deux nouvelles saveurs – litchi jasmin et orange curcuma – arriveront sur les tablettes vers la fin du mois d’avril. La marque n’avait pas lancé de nouveautés depuis 2013.

6 mois: Une bouteille de kombucha se garde au frigo au moins six mois. «C’est encore bon après, précise Julian Giacomelli, mais ça devient un peu plus pétillant et alcoolisé avec le temps.»