Art de vivre

Horloger, un métier qui se réinvente

Horloger, un métier qui se réinvente
Photo: Collaboration spécialeIl faut s’attendre à payer environ 2000$ pour une montre haut de gamme.

Que savons-nous exactement de la fabrication des montres et des horloges? À moins d’être passionné par le domaine – ou Suisse –, pas grand-chose! Entrevue avec un jeune horloger québécois.

José Cermeño, comment êtes-vous devenu horloger?
J’ai découvert ma passion pour les montres alors que je travaillais comme voiturier dans un hôtel de luxe. Tous les jours, je regardais les montres des clients et elles m’intriguaient; je les trouvais belles. J’ai alors commencé à faire des recherches pour connaître les études à effectuer pour devenir horloger.

Et qu’est-ce que vos recherches vous ont appris?
Que la seule école d’horlogerie au Québec se situe à Trois-Rivières, qu’elle offre un DEP et que ce n’est pas vraiment le genre d’études que je voulais entreprendre.

Le Salon horloger de Montréal permettra aux visiteurs de toucher et d’essayer des montres, en plus d’échanger avec les créateurs.

Quel genre d’études vouliez-vous entreprendre?
J’avais 22 ans à l’époque et je voulais étudier dans quelque chose qui durerait plus d’un an, je voulais me spécialiser et devenir bon. Je me suis donc naturellement tourné vers la Suisse.

C’est là que vous avez effectué vos études d’horlogerie?
Oui, pendant trois ans, j’ai étudié à l’École technique de la Vallée de Joux. Le cours était plus avancé qu’ici, mais l’aspect qui me plaisait davantage, c’était que cette école est reconnue pour être la meilleure en horlogerie artisanale.

En quoi cela est-il intéressant?
De nos jours, la plupart des pièces d’une montre sont machinées, alors que le principe de l’horlogerie artisanale, c’est de créer et de monter sa montre entièrement.

Les 27 et 28 septembre se tiendra le tout premier Salon horloger à Montréal, et vous allez y lancer votre nouvelle marque de montres?
Oui! Lorsque je suis revenu de la Suisse, j’ai commencé à travailler chez Birks comme vendeur, je voulais connaître tous les aspects du métier, voir comment cela se passe sur le terrain. Mais j’avais un projet en tête. En fait, je prépare ce lancement depuis maintenant six ans. Après de nombreuses démarches administratives pour apprendre à monter un plan d’affaires et pour obtenir le soutien financier nécessaire à l’élaboration de mon projet, j’ai pu me concentrer sur le développement de mes montres.

Quel type de montres allez-vous nous présenter au salon?
Mon but, c’est de mettre Montréal de l’avant, car c’est une grande ville, mais elle n’a pas de marque horlogère haut de gamme. Je veux aussi faire ma marque en tant qu’horloger. J’ai donc créé des montres haut de gamme de qualité, faites en partie à la main avec des mécanismes suisses. Mon rêve, c’est de pouvoir tout faire moi-même, que mes montres soient artisanales.

Combien doit-on s’attendre à payer pour s’offrir une de vos créations?
Environ 2000$, c’est une marque haut de gamme, et non de luxe. Je vise à faire des montres de luxe un jour, sûrement plus tard. Dans ce cas, on parle plus de 10000$ à
15000$ en entrée de gamme.

Quel est le nom de votre marque?
C’est mon nom: José Cermeño.


Le Salon horloger de Montréal
Les 27 et 28 septembre
Club Saint-James de Montréal