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17:43 12 mars 2013 | mise à jour le: 12 mars 2013 à 17:43

Cinq métiers d’avenir insoupçonnés

Cinq métiers d’avenir insoupçonnés
Photo: Getty Images/Pixland

On sait que le secteur de la santé offre des perspectives d’avenir plus qu’alléchantes aux jeunes diplômés.

Cela dit, des centaines de domaines d’emploi sont classés favorablement par Emploi-Québec, dont certains qu’on imagine plus difficilement en demande, par exemple les postes de caissier, de technologue en dessin ou de surveillant de services postaux. Votre métier de rêve a-t-il de l’avenir? Le point sur la question.

Emploi-Québec a récemment publié la liste des emplois ayant les meilleures perspectives d’embauche dans les prochaines années.

Si les professions considérées de façon favorable dans l’étude ont une demande de main-d’œuvre plus élevée que leur taux de chômage, «les perspectives favorables n’ont pas la même signification pour tous les emplois», nuance Nathalie Ross, conseillère chez CODEM (Conseillers en Développement de l’Employabilité).

Faisons donc le point sur 5 métiers, choisis parmi les quelque 500 qui ont été retenus.

1. Caissier/ caissière
Revenu annuel moyen (emploi à temps plein en 2005 selon Emploi-Québec) : 19 000 $
«Le poste de caissier n’est pas en demande parce qu’il y a une pénurie dans ce secteur, mais plutôt parce que le roulement du personnel est important à cause des conditions de travail difficiles», explique Mme Ross. Le développement des activités commerciales dans l’ensemble du Québec ne serait donc pas l’unique raison de la recherche de main-d’œuvre dans ce domaine. Quelques années d’études secondaires sont suffisantes pour être caissier, l’essentiel de la formation se faisant généralement en cours d’emploi.

2. Shérif et huissier/huissière de justice
Revenu annuel moyen (emploi à temps plein en 2005 selon Emploi-Québec) : 39 000 $
«Il faut prendre les données de cette profession avec précaution, continue Nathalie Ross. La recherche d’employés qualifiés dans ce domaine peut être réelle, mais la demande n’est pas aussi importante qu’il n’y paraît.» Ce sont surtout les départs à la retraite qui font que cette profession présente de belles perspectives d’avenir. Un diplôme d’études collégiales ou un baccalauréat en techniques juridiques sont demandés pour les postes d’entrée, mais une expérience liée à la sécurité et au maintien de l’ordre permet d’accéder à des postes de supervision.

3. Surveillant/surveillante de services postaux et de messagerie
Revenu annuel moyen (emploi à temps plein en 2005 selon Emploi-Québec) : 46 000 $
Même si la quantité de messages et d’articles livrés est en baisse depuis 2007, les points de services n’ont cessé d’augmenter grâce à la hausse du nombre de ménages et d’entreprises. Là encore, le faible taux de chômage classe cet emploi favorablement, même si la demande de main-d’oeuvre est plutôt modérée. Il faut souvent cumuler plusieurs années d’expérience dans le domaine afin d’accéder à un poste de supervision.

4. Technologue et technicien en dessin
Revenu annuel moyen (emploi à temps plein en 2005 selon Emploi-Québec) : 41 000 $
Le marché florissant du secteur manufacturier et de la construction, ainsi que le développement de nouveaux produits, en font une profession très en demande. Un diplôme en dessin industriel ou en génie civil et une solide connaissance des logiciels de conception et de dessin assistés par ordinateur sont demandés. «De nombreux programmes comme les attestations d’études collégiales (AEC) sont également disponibles pour ceux qui veulent se spécialiser et raccourcir leur cursus», précise Geneviève Proteau, conseillère d’orientation au Carrefour jeunesse emploi Centre-Nord.

5. Chimiste
Revenu annuel moyen (emploi à temps plein en 2005 selon Emploi-Québec) : 63 000 $
Que ce soit dans le secteur manufacturier ou la recherche, en pharmacologie, en santé ou encore en enseignement, les chimistes ont de bonnes possibilités d’embauche. La tendance actuelle accorde en effet de plus en plus d’importance à l’environnement, au contrôle de la qualité ainsi qu’à l’élaboration de nouveaux produits. Un diplôme universitaire est exigé, allant du baccalauréat au doctorat selon le domaine visé.

Pour Mme Proteau, les facteurs à prendre en compte pour le choix de carrière sont surtout les valeurs, les compétences, les intérêts et la personnalité. «L’étude est par contre intéressante pour répondre aux questions des jeunes concernant les possibilités d’avenir», indique-t-elle.

Mme Ross abonde dans le même sens : «Les perspectives qui sont favorables maintenant ne seront pas forcément les mêmes une fois que vous aurez votre diplôme en poche! Il faut donc s’orienter vers un domaine qui nous plaît réellement.»

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