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18:31 25 janvier 2015 | mise à jour le: 25 janvier 2015 à 18:31 temps de lecture: 4 minutes

Études de médecine, pour un avenir en santé

Études de médecine, pour un avenir en santé
Photo: Métro

Il faut avoir les nerfs solides pour entamer des études de médecine. Le processus est long et ardu, et ce, dès l’admission.

C’est le ministère de la Santé et des Services sociaux qui détermine le nombre d’étudiants et de résidents que doit former chaque faculté de médecine. Le taux de placement au terme de la résidence est généralement excellent… et l’admission très contingentée. À titre d’exemple, parmi les 3014 de­mandes d’admission reçues pour l’année 2014-2015 à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, seuls 297 étudiants ont été acceptés.

La sélection des candidats est très rigoureuse et se fait, d’une part, sur la base de l’excellence du dossier scolaire (le prérequis général est un diplôme d’études postsecondaires) et, d’autre part, sur la base des qualités personnelles jugées nécessaires à la pratique de la médecine, qui sont évaluées dans le cadre de mini-entrevues portant sur différents thèmes. À l’Université de Montréal, la formation médicale de premier cycle est d’une durée de quatre ans à temps plein, en plus d’une année préparatoire, obligatoire ou facultative selon les études antérieures des candidats. Au terme de cette formation scolaire, les finissants ont deux choix: faire une résidence en médecine familiale (2 ans) pour devenir omnipraticien, ou faire une résidence en médecine spécialisée (de 4 à 6 ans) pour devenir médecin spécialiste (54 spécialités médicales sont reconnues par le Collège des médecins du Québec). Ce n’est qu’au terme de sa résidence que l’étudiant pourra recevoir son permis d’exercice de la médecine du Collège des médecins du Québec.

Entrevue. «Il y a de l’action, et les journées passent vite!»

Simon BenoitCV

  • Nom : Simon Benoit
  • Formation : doctorat de 1er cycle en médecine, Université de Montréal, 2005 à 2009
  • Employeur au moment de l’entrevue : Hôpital Pierre-Boucher et Hôpital de Verdun
  • Dans la profession depuis : 2009

* Les médecins sont des travailleurs autonomes payés par la RAMQ.

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?
J’ai toujours voulu travailler dans le domaine de la santé. J’ai fait de la physio et de la chiro, j’ai eu mon bureau pendant cinq ans, mais j’ai commencé à trouver ça redondant. Aller faire ma médecine familiale me permettait d’avoir une pratique plus générale et de me spécialiser plus tard, si je le désire.

Quelles sont les principales tâches d’un médecin?
À l’urgence, ce sont les soins de première ligne. Je rencontre les patients, je les stabilise, j’établis un diagnostic et je vois si ça peut se traiter à l’externe. Aux soins intensifs, je passe plus de temps avec les familles. C’est autant médical qu’humain.

Quelles qualités doit posséder un médecin?
Il doit être passionné, empathique et bienveillant.

Quels aspects du travail préférez-vous?
Il y a de l’action, et les journées passent vite! Tous les jours, je vois quelque chose de nouveau.

Quelles sont les difficultés liées à votre travail?
Les horaires! Je travaille autant le jour que le soir et la nuit et je fais beaucoup d’heures consécutives. C’est aussi un travail très stressant, avec beaucoup de pression: il y a le risque d’erreur, le risque d’être poursuivi, etc. Si je me trompe, quelqu’un peut mourir.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut devenir médecin?
Notre profession est très convoitée et j’ai de la difficulté à croire qu’un si grand nombre de personnes désirent devenir médecins. J’ai commencé ma médecine à 32 ans, c’était réfléchi et je savais que c’était ce que je voulais faire. Je conseille aux jeunes d’aller se promener dans les hôpitaux et dans les salles d’urgence afin de s’assurer que c’est ce qu’ils veulent réellement faire. La médecine n’est pas qu’une science de la santé, c’est aussi une science sociale. Il ne faut pas aller en médecine parce qu’on a de bonnes notes et qu’on veut faire plaisir à maman et papa, mais plutôt parce que c’est ce qu’on veut vraiment faire.

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