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18:27 3 mars 2015 | mise à jour le: 3 mars 2015 à 18:27 temps de lecture: 3 minutes

Nouvelles occasions pour les assistants en optométrie

Nouvelles occasions pour les assistants en optométrie
Photo: Métro

Maintenant que les assistants en optométrie pourront réaliser les mêmes tâches que les opticiens, de nouvelles occasions d’emploi seront créées en santé visuelle.

Depuis la semaine dernière, un nouveau règlement permet aux assistants en optométrie d’accomplir des gestes que seuls les opticiens pouvaient accomplir auparavant.

Les assistants en optométrie travaillent pour les optométristes. Jusqu’à maintenant, leurs tâches se limitaient à gérer les dossiers et les rendez-vous des patients, ainsi qu’à présenter les montures de lunettes offertes. Il suffisait de posséder un diplôme d’études secondaires et de recevoir une formation en cours d’emploi pour devenir assistant en optométrie.

Or, il y a une pénurie d’opticiens, surtout en région. Comme on le sait, le rôle de ces derniers est de déterminer, grâce à l’ordonnance de l’optométriste, les propriétés des verres correcteurs nécessaires, d’en assurer la production et de les ajuster pour le patient. Le DEC en techniques d’orthèse visuelle, qu’il faut détenir pour devenir opticien, est offert au Cégep Édouard-Montpetit, au Cégep François-Xavier Garneau et au campus de l’Assomption du Cégep régional de Lanaudière.

Cette pénurie est si importante qu’après avoir subi un examen de la vue et reçu leur ordonnance, les patients des optométristes devaient attendre très longtemps avant de rencontrer un opticien et de recevoir leurs verres. L’Association des optométristes du Québec a donc demandé au gouvernement de permettre aux assistants d’assumer les tâches qui étaient jusqu’à maintenant celles des opticiens. Ces tâches devront être réalisées sous supervision et sont les suivantes: le choix définitif d’une monture de lunettes, la prise des mesures nécessaires pour la commande des montures et du verre correcteur, l’ajustement de la monture et la vérification du confort du patient. Il sera donc possible à l’avenir d’obtenir ses lunettes ou ses verres de contact sans que les opticiens interviennent.

Pour préparer les assistants à leurs nouvelles responsabilités, le règlement prévoit qu’ils devront suivre une formation de 72 heures, qui sera offerte par l’École d’optométrie de l’Université de Mont­réal. Le nouveau règlement est néanmoins temporaire et ne s’appliquera que pendant deux ans. Durant cette période, il y aura sûrement de nouvelles occasions d’emploi comme assistant en optométrie pour ceux qui s’intéressent à la santé visuelle.

La situation est néanmoins surprenante. Jusqu’à maintenant, la loi avait effectue qu’un opticien formé réalise tous ces gestes. Mais voici que, à cause d’une pénurie, on réalise qu’il n’est pas nécessaire, après tout, de compléter trois ans de formation collégiale pour accomplir ces fonctions. Un diplôme d’études secondaires et 72 heures de formation feront l’affaire. Mais alors, pourquoi n’étaient-ils pas suffisants avant la pénurie? Par quel miracle quelques jours de formation suffisent-ils soudainement pour agir, à toutes fins pratiques, à titre d’opticien? Tout se passe comme si la formation collégiale n’était pas vraiment nécessaire et formait plutôt une barrière limitant l’accès à cet emploi.

Pour quelles autres professions pourrait-on en dire autant?

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