Carrières
18:39 4 mars 2015

L’équilibre grâce au bénévolat

L’équilibre grâce au bénévolat
Photo: Yves Provencher/Métro

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

Stephanie Ackermans a négocié une réduction de salaire afin de poursuivre son implication bénévole pour MultiCaf, une cafétéria communautaire du quartier Côte-des-Neiges. Rencontre avec une passionnée.

Quand et pourquoi avez-vous commencé à faire du bénévolat pour MultiCaf?
C’était en juin dernier. Il y a longtemps que je voulais faire du bénévolat, et j’ai vu l’offre de MultiCaf sur le site du Centre d’action bénévole de Montréal. Je suis allée rencontrer Katy, la gérante, qui était très enthousiaste. Je l’ai tout de suite adorée et j’ai décidé de m’impliquer.

Quelles sont vos tâches principales?
MultiCaf est une cafétéria pour tous les résidants de Montréal, mais aussi une banque alimentaire dédiée exclusivement aux résidants de Côte-des-Neiges.

Je travaille pour la banque alimentaire. Je prépare donc un panier «sur mesure» pour les clients qui se présentent. La taille du panier est déterminée par le nombre de personnes que compte la famille, et celui-ci contient une variété de produits (fruits et légumes, pain, yogourt, produits surgelés, etc.) offerts en fonction des dons que reçoit MultiCaf. À l’occasion, je m’occupe aussi d’insérer les informations des clients dans l’ordinateur.

Combien d’heures par semaine consacrez-vous au bénévolat?
Au début, j’étais chez MultiCaf deux matins par semaine; maintenant, je n’y suis que le mercredi matin parce que j’ai commencé à travailler à temps plein. J’ai négocié une diminution de salaire avec mon employeur afin de pouvoir continuer à m’impliquer.

Pourquoi est-ce si important pour vous de faire du bénévolat?
Parce que ça apporte un équilibre dans ma vie. J’ai commencé à en faire à 16 ans, dans le cadre d’un programme obligatoire de mon école secondaire. Je n’ai jamais arrêté depuis. Faire du bénévolat m’apporte de la confiance en moi, mais également dans ma communauté. Ça me permet d’être en contact avec une autre réalité et de rencontrer des gens que je n’aurais pas eu la chance de côtoyer autrement. Ça m’apporte également une grande ouverture d’esprit. Je pense que c’est super important de s’engager dans sa communauté. Plus de gens devraient faire du bénévolat, même si ce n’est que deux heures par mois.

***
Questions en rafale

À quel moment êtes-vous tombée amoureuse de Montréal? Je suis née à Montréal, mais j’ai grandi à Calgary. J’ai toujours voulu revenir à Montréal, même quand j’étais très jeune. J’y suis revenue pour mon bacc., en 2006, et j’y ai déménagé officiellement en 2010. Comme on dit en anglais, j’ai a long standing love affair (une longue histoire d’amour) avec la ville!

Décrivez en trois mots ce que représente Montréal pour vous. Richesse de vie.

Quel artiste montréalais écoutez-vous présentement sur votre iPod? Patrick Watson. J’adore aussi Half Moon Run et Cœur de pirate. Montréal est une ville incroyable pour la musique!