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20:43 5 mai 2015 | mise à jour le: 5 mai 2015 à 20:43 temps de lecture: 3 minutes

Belles possibilités d’emploi en santé auditive

Belles possibilités d’emploi en santé auditive
Photo: Métro

Les professionnels de la santé auditive, les audiologistes et les audioprothésistes, sont en forte demande sur le marché du travail.

Le 1er mai dernier avait lieu le deuxième Symposium scientifique en audiologie et audioprothèse. Sous le thème «Audition et cognition chez les aînés», il a réuni près de 250 participants intéressés par la santé auditive. Fait rare, deux ordres professionnels ont collaboré à sa réalisation, soit l’Ordre des orthophonistes et des audiologistes du Québec (OOAQ) et l’Ordre des audioprothésistes du Québec (OAQ).

Dans notre population vieillissante, la perte de l’ouïe et les autres difficultés de l’audition sont de plus en plus fréquentes. Selon ces deux ordres professionnels, elles sont la troisième cause d’incapacité chez les aînés. En fait, un Québécois de 65 ans et plus sur trois expérimente une perte d’audition, alors que c’est le cas d’une personne sur deux chez les 75 ans et plus. Des recherches montrent que cette perte est souvent associée à l’apparition précoce de la démence ou au moins à une diminution des capacités cognitives. Bien qu’un diagnostic rapide permette d’agir et de réduire ces terribles conséquences, il peut s’écouler jusqu’à sept ans entre l’apparition de la perte de l’ouïe et son diagnostic.

Un Québécois de 65 ans et plus sur trois a besoin des services d’un professionnel de la santé auditive.

Pour répondre à ces besoins importants, le nombre d’audiologistes a nettement augmenté au cours des dernières années. Pourtant, la demande reste forte. Selon la dernière relance universitaire, tous les diplômés de la maîtrise en audiologie avaient trouvé un emploi 20 mois après la fin de leurs études et, selon une enquête réalisée en 2014, plusieurs avaient déjà trouvé un emploi au moment même où ils recevaient leur diplôme. L’Ordre prévoit que le nombre d’audiologistes pourrait doubler au Québec au cours des 10 prochaines années. Et la demande pour leurs services sera plus élevée en région que dans les grands centres.

Pour devenir audiologiste, il faut être membre en règle de l’OOAQ, et pour cela il est nécessaire d’avoir un baccalauréat et une maîtrise en audiologie. Ces programmes de formation, qui ne sont offerts qu’à l’Université de Montréal, vous prépareront à évaluer et à corriger les problèmes auditifs dans toutes les situations possibles de la vie, afin de préserver la capacité de communiquer et l’autonomie des personnes.

Les perspectives d’emploi sont également intéressantes pour les audioprothésistes. Leur rôle consiste à choisir, à poser et à ajuster des prothèses auditives pour corriger l’ouïe, après l’intervention des audiologistes. Or, seulement une vingtaine de ces techniciens sont formés chaque année, ce qui semble tout juste satisfaire à la demande. La proportion de ceux qui trouvent un emploi neuf mois après la fin de leurs études est de 93 % ou plus, et on s’attend à ce que la demande pour leurs services augmente encore au cours des prochaines années. Les Cégeps de Rosemont et de La Pocatière sont les seuls à offrir le DEC en audioprothèse au Québec.

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