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15:34 18 août 2015 | mise à jour le: 18 août 2015 à 15:34 temps de lecture: 4 minutes

Techniques de réadaptation physique: aider les patients à retrouver leur condition physique

Techniques de réadaptation physique: aider les patients à retrouver leur condition physique
Photo: MétroPhysical therapy

Le programme collégial Techniques de réadaptation physique s’adresse aux candidats qui ont un intérêt pour le domaine des soins de santé et de la condition physique… et qui ont un excellent dossier scolaire.

«Chaque année, on reçoit en moyenne 200 demandes d’admission, mais nous n’acceptons que 80 étudiants», mentionne Karine Morin, professeure, coordonnatrice du département et responsable des dossiers pédagogiques au Collège Montmorency, à Laval. À l’automne 2013, la moyenne des résultats scolaires de la dernière personne admise en provenance du secondaire était de 80%. Mieux vaut donc avoir un bon dossier scolaire pour être admis dans ce programme contingenté qui permet d’accéder à la profession de thérapeute en réadaptation physique.

Contrairement au physiothérapeute, qui est formé à l’université pour évaluer le patient, faire son diagnostic et le prendre en charge le thérapeute en réadaptation physique intervient sur le plan du traitement. «Le thérapeute a besoin d’un diagnostic précis de la part d’un physiothérapeute ou d’un médecin afin d’être autonome dans la prise en charge du patient. Avec les préalables requis, il peut traiter le patient en physiothérapie conventionnelle dans deux grands champs de pratique: l’orthopédie (blessures sportives, au travail, etc.) et la gériatrie (personnes âgées)», explique Mme Morin.

Avec la population vieillissante, l’éventail des employeurs potentiels est large: hôpitaux, CHSLD, centres de jour, etc. «Le thérapeute en réadaptation physique peut travailler auprès d’une clientèle âgée afin de minimiser les risques de chute des personnes âgées, de diminuer leur temps d’hospitalisation et de les faire sortir en meilleure forme physique», affirme Karine Morin. Cependant, les coupes dans le domaine de la santé affectent ce champ de pratique.

Selon les plus récentes statistiques de l’établissement, 78,9% des diplômés sont sur le marché du travail. Par contre, les postes permanents à temps plein sont rare. On trouve donc surtout des remplacements (congés de maternité ou de maladie) ou des contrats à temps partiel.

Faits saillants

  • Il faut être membre de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec pour exercer en tant que thérapeute en réadaptation.
  • Le salaire initial moyen est de 25,13$ l’heure.

Contribuer à la guérison

Rédaptation physique francois st-jacquesCV

  • Nom : François St-Jacques
  • Titre : thérapeute en réadaptation physique
  • Formation : Techniques de réadaptation physique, Cégep Montmorency, de 2002 à 2005
  • Employeur au moment de l’entrevue : Kinatex
  • Dans la profession depuis : 2005

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?
J’étais à la recherche d’un métier qui me permettrait d’aider des gens. La technique de réadaptation physi-que m’a attiré parce que ça m’outillait dans le but de permettre à des individus de se refaire une santé – ce que je trouvais valorisant.

Quelles sont vos principales tâches?
À partir d’un diagnostic précis posé par un physiothérapeute ou un médecin, je traite les patients afin de les aider à retrouver leurs pleines capacités physiques, que ce soit au moyen de massages, d’étirements, d’ultrasons, etc. Je leur fais également un programme d’exercices qu’ils peuvent faire à la maison.

Quelles qualités doit-on posséder?
De la patience. C’est parfois long avant qu’un patient guérisse. Il faut également beaucoup d’empathie pour être en mesure d’écouter les patients et de les comprendre.

Quels aspects du travail préférez-vous?
Le contact humain et la satisfaction d’avoir aidé les patients à guérir. Comme je le dis souvent, j’ai deux payes: une qui rentre toutes les deux semaines et une que je reçois tous les jours.

«J’ai deux payes: une qui rentre toutes les deux semaines et une que je reçois tous les jours.» – François St-Jacques

Quelles sont les difficultés liées à votre travail?
Quand le patient ne progresse pas. Je suis très bon pour remonter le moral, mais j’avoue avoir plus de difficulté à le faire quand quelqu’un verse des larmes devant moi.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut devenir un thérapeute en réadaptation?
Être conscient qu’on ne peut pas sauver tout le monde. La physiothérapie, comme n’importe quel autre traitement, n’est pas miraculeuse.

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