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18:00 1 septembre 2015 | mise à jour le: 1 septembre 2015 à 18:08 temps de lecture: 4 minutes

Devenir gestionnaire de communauté

Devenir gestionnaire de communauté
Photo: MétroBusinessman in network

Être gestionnaire de communauté, c’était jusqu’à récemment une occupation qui s’apprenait «sur le tas», comme celle de webmestre au début du Web. Or, cet as des réseaux sociaux est de plus en plus demandé, ce qui pousse les établissements d’enseignement à offrir des formations dans ce domaine.

«On me demandait de plus en plus souvent si j’avais de l’expérience en gestion de réseaux sociaux», raconte Shirley-Carol Landry. Malgré plusieurs années d’expérience dans le domaine des communications et des relations de presse, elle peinait à trouver un poste qui lui convenait. Elle a donc décidé de se spécialiser en suivant le programme de stratégie et animation de réseaux sociaux au Collège de Bois-de-Boulogne.

Offerte depuis 2012, cette attestation d’études collégiales (AEC), développée en partenariat avec le Cégep de Jonquière, est un des nouveaux programmes permettant d’acquérir une formation en gestion de communauté.

«C’est né d’un besoin des milieux de travail», explique la conseillère pédagogique, Nathalie Ballieux, du Collège de Bois-de-Boulogne. L’objectif de l’AEC est de faire le pont entre les différents aspects de la gestion de communauté.

Les cours s’étalent sur un an et peuvent être suivis en ligne ou dans les classes du Collège.

La communication et le marketing demeurent au cœur du rôle d’animateur de communauté. «Les entreprises n’embauchent pas des gestionnaires pour rien. Elles veulent un retour sur l’investissement», rappelle le professeur au Collège de Bois-de-Boulogne et fondateur de l’entreprise Itremma Affaires Web, Emmanuel Tremblay. Apprendre à rester à l’affût de ce qui se dit sur le web, ce qu’on appelle la veille médiatique, occupe aussi une part importante de l’enseignement.

Le programme inclut en outre de nombreux cours permettant d’acquérir un bagage de compétences techniques. Programmation, montage vidéo et traitement de photos: les animateurs de communauté doivent de plus en plus savoir créer du contenu original.

L’AEC se conclut par un stage non rémunéré de quatre semaines. Plusieurs stagiaires sont embauchés par la suite selon Nathalie Ballieux. De son côté, Shirley-Carol Landry terminera son cours en octobre et espère trouver rapidement un poste à la hauteur de ses nouvelles compétences.

Un métier en transformation
«Il y a quelques années, c’était plus ou moins pris au sérieux, se rappelle le stratège en marketing et ressources humaines de HRM Group, Didier Debois. On donnait ce travail à qui avait envie de le faire.» Le métier de gestionnaire s’est depuis professionnalisé, ajoute M. Debois, qui donne également une formation de perfectionnement en gestion de communauté à l’École de technologie supérieure.

En plus de devoir maîtriser les différentes plateformes et les outils qui leur sont associés, les gestionnaires de communauté doivent souvent être en lien avec toutes les divisions de l’entreprise. «Les médias sociaux sont devenus une espèce de guichet unique», explique Didier Dubois. Il n’est pas rare aujourd’hui que le recrutement ou l’assistance technique passe par Facebook ou Twitter. Les animateurs de communauté doivent donc savoir diriger les usagers vers la bonne information.

Les gestionnaires de communauté sont de plus en plus recherchés: aux États-Unis, certaines grandes entreprises ont même des équipes complètes chargées d’assurer leur présence sur les médias sociaux. Au Québec, les perspectives sont bonnes puisque tous les finissants de l’AEC donnée par les cégeps de Bois-de-Boulogne et de Jonquière se sont trouvé un emploi dans le domaine.

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