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#CRYPTOVEILLE : baron, FacebookCoin, Hydro-Sherbrooke…

#CRYPTOVEILLE : baron, FacebookCoin, Hydro-Sherbrooke…
Photo: iStock/Getty Images

Et de 5! Déjà le cinquième épisode de veille sectorielle pour Décrypto qui vous emmène du Québec au Japon sans bouger de votre salon.

Un tribunal québécois trop arbitraire?

Après des mois de discussions houleuses, les nouvelles règles de fourniture d’électricité à l’industrie des cryptomonnaies établies par la Régie de l’énergie et censées clore les débats sont contestées, rapporte La Presse.

Ce tribunal administratif, qui fait la pluie et le beau temps sur le secteur énergétique, sortirait de son rôle en imposant notamment aux ententes commerciales existantes de s’adapter aux nouvelles conditions, reprochent l’Association des redistributeurs d’électricité du Québec (AREQ) et le chef de file québécois du minage de cryptomonnaie Bitfarms qui refusent évidemment de se faire sanctionner rétroactivement.

Facebook dévoilerait sa propre crypto ce mois-ci

Le géant des médias sociaux s’apprêterait à présenter au public son projet de jeton numérique personnellement piloté par Mark Zuckerberg plus tard en juin, révèle The Information. Les salariés du groupe pourront notamment être rémunérés avec ce GlobalCoin qui vise à permettre aux utilisateurs des médias sociaux de traiter directement des transactions financières pour l’achat de services ou autres.

Tous les exploitants des serveurs de cette blockchain privée auront le droit de siéger dans une «fondation» que Facebook est en train de constituer. Outre de servir d’argument contre les accusations de centralisation et de main-mise sur le système crypto, ce plan permettrait à Facebook de récupérer 1 milliard de dollars à raison de 10 millions $ par serveur.

Facebook aurait récemment entamé des discussions avec des fournisseurs de paiements mondiaux, des acteurs de l’industrie blockchain, ainsi que des régulateurs mondiaux concernant les opportunités et les obstacles de réglementation liés à ce projet.

Le baron reprend du service

Mark Karpeles, l’ancien PDG de la tristement célèbre cryptobourse Mt. Gox surnommé le baron du bitcoin et ayant échappé in extremis à la prison, a révélé qu’il occuperait le poste de directeur de la technologie d’une nouvelle société blockchain enregistrée au Japon, relaie Cointelegraph.

«Mon amour pour le Japon n’a pas changé. Le Japon était autrefois une superpuissance en termes de PC, mais à l’heure actuelle, prenons le cloud, par exemple, ce sont les États-Unis qui dominent. Mais je continue de croire au potentiel du Japon et j’aimerais développer cela», a-t-il déclaré face à un parterre de correspondants étrangers.

Bitcoin, colonne vertébrale du web

«À ce jour, la principale force de Bitcoin réside dans sa haute sécurité. Aucune autre cryptomonnaie au monde n’est aussi proche en termes d’immutabilité et de résistance à la censure.

Résultat: cela pourrait en faire le support idéal pour enregistrer en toute sécurité toutes sortes de choses que personne ne veut changer ou voir changer. Identité personnelle ou propriété sacro-sainte. Même les droits humains fondamentaux, développe l’économiste et mathématicien Juan Villaverde dans une tribune publiée par nos collègues de Cryptonews.

Il estime qu’il n’est pas utopique de penser que la blockchain Bitcoin puisse devenir la couche de règlement pour une myriade d’applications, un disque de vérité qu’aucun tiers ne peut pénétrer ou perturber. Aucune société. Aucun gouvernement. Pas d’acteurs, bons ou mauvais.

La cryptomonnaie, seul véritable cas d’usage

Autre approche, autre opinion: « à ce stade et sauf percées à venir, le seul cas  d’application pratique de la blockchain reste la monnaie numérique programmable. C’est déjà énorme! Cela étant dit, la cryptographie – et non la blockchain – reste un outil tout à fait pertinent pour des cas d’usage non-financiers comme la provenance. Il faut juste rester honnête sur la différence », juge Sebastien Meunier, l’expert et influenceur diplômé de Polytechnique en France et de la Business School d’Harvard.

En synthèse, on peut très bien utiliser une base de données classique, centralisée ou distribuée, afin de stocker des preuves numériques, surtout qu’une blockchain ne garantit absolument pas la validité d’une preuve numérique lorsque l’objet de la certification n’est pas lui-même numérique. La provenance n’est même pas un problème technologique mais un problème de standards et de gouvernance.

« Il suffirait que tous les acteurs de la chaine logistique ou que toutes les universités utilisent le même système pour résoudre le problème! », insiste-t-il.

 

Précédemment dans #CRYPTOVEILLE :

– Buffett, Facebook, Starbucks… 

– Hydro-Québec, grandes fortunes, Banque du Canada…

– Anniversaire, faillite, amende… ]

NDLR: L’article #cryptoveille est une revue de presse, les avis et informations qui y sont relayés ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction du journal Métro.

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