Culture

Un dernier hommage touchant à André Melançon

Amis, collègues et proches du cinéaste André Melançon lui ont rendu un dernier hommage, samedi, lors d’une cérémonie organisée à la Cinémathèque québécoise.

Animée par le comédien Benoît Brière, qui a côtoyé Melançon lors du tournage de la série Cher Olivier, la célébration se voulait informelle et chaleureuse, à l’image du disparu.

Le réalisateur de La guerre des tuques et Bach et Bottine aura signé sa dernière mise en scène, puisque c’est lui qui a orchestré les moindres détails de la cérémonie, à laquelle Métro a eu la chance d’assister.

Enfants, petits-enfants, frère, sœur, collaborateurs, acteurs et actrices se sont succédé au micro, partageant hommages et anecdotes, soulignant tous à leur façon la grandeur d’âme de ce « géant au cœur d’or », selon les mots de la comédienne Violette Chauveau.

«Depuis son décès, on a dit de mon père qu’il était un humaniste et un grand conteur, a souligné son fils Benoît. J’aime bien penser qu’un humaniste n’est pas seulement quelqu’un qui raconte des histoires, mais quelqu’un qui écoute celles des autres et qui,pendant un très court moment, arrive à nous faire croire qu’on est capable d’en être les héros.»

«Je me souviens de son humanité et du plaisir contagieux qu’il prenait à simplement faire un film, a raconté l’actrice Macha Grenon. J’ai envie de garder son phare vivant, qui me rappelle que le bonheur de faire notre métier vient souvent du simple fait d’être ensemble. Que dans un monde idéal, on le fait avec de l’amour, pour les êtres humains avec qui et pour qui on raconte nos histoires.»

«Merci pour ces liens indestructibles que tu as noués avec nous autant dans le travail que dans la vie, merci pour ta confiance démesurée, merci géant au coeur d’or » – Violette Chauveau

Le moment le plus touchant est revenu à la comédienne Andrée Lachapelle, avec qui il a partagé les 22 dernières années de sa vie, qui a clos la cérémonie en lisant un extrait de La promesse de laube de Romain Gary.

«Pendant toutes ses années, il a été mon cuisinier, mon comptable, mon amoureux. Il a été tout pour moi… je suis un peu démunie maintenant», s’est désolée celle que Melançon appelait sa «cathédrale».

L’un des premiers réalisateurs québécois à donner la parole aux enfants, il aura laissé une vingtaine de courts et de longs métrages, de séries télé et de documentaires.

Né à Rouyn-Noranda, André Melançon est décédé le 23 août dernier à l’âge de 74 ans. Il combattait une leucémie depuis une dizaine d’années.

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