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Voyage au pays des épices

C’est à Grenade, aux Antilles, il y a une trentaine d’années, que le couple formé de Philippe et Ethné de Vienne a découvert qu’il y avait des crus dans les épices. Est née de cette découverte une soif de connaissances. «Comme pour le vin, il y a des endroits exceptionnels pour les épices. Mais contrairement au vin, il n’y avait jamais eu d’encyclopédie sur les meilleurs crus d’épices», dit Philippe de Vienne. Les deux amoureux des épices voyagent donc, depuis, à la recherche des parfums et des saveurs, pour dénicher les meilleures épices du monde.

D’abord, ils ont voulu s’approvisionner pour eux-mêmes, puis, de fil en aiguille, le terme «chasseurs d’épices» s’est retrouvé sur leur carte d’affaires et ils ont créé ce métier sur mesure pour eux. Un heureux mélange de voyage, de découvertes culinaires et de quête des épices de cru. Ce mélange, c’est précisément ce qu’on trouvera à chaque semaine dans leur série documentaire de huit épisodes présentée sur ARTV.

À la sortie de leur premier livre, il y a 4 ans, 17 producteurs les ont approchés pour faire une série télé sur le livre. Ce n’est que maintenant que le couple d’aventuriers a laissé une équipe suivre leur périple et vivre leurs histoires de chasse. Sans compromis, à leur manière.

Grâce à eux, les téléspectateurs pourront donc découvrir les secrets de la cuisine créole à Trinidad, les moles et les chiles à Oaxaca, la noix de muscade en Grenade et bien d’autres coins du monde où abondent des saveurs méconnues des Occidentaux.

 La réalisatrice Patricia Chica a voulu «exploiter les angles culturels, historiques et gastronomiques reliés aux épices». Voilà pourquoi les émissions ne porteront pas seulement sur les épices. Elles montreront la quête,qui mènent à la découverte. «On est des anthropologues de la casserole », dit le chasseur.  Et comme tout bon travail anthropologique, une chasse aux épices, c’est un travail d’investigation. Une certaine méthode est respectée par les deux marchands, qui rapportent leurs découvertes à La Dépense, au Marché Jean-Talon. «On commence aux endroits les plus évidents; généralement, c’est le marché, explique M. de Vienne. Puis, on parle aux gens, on échange avec les marchands d’épices. On établit un respect professionnel, et là, les gens nous envoient sur la route.»

«Si on est patients, il y a souvent des choses merveilleuses qui se passent, parce qu’il y a des perles tout le temps et partout», confie Ethné.

Chasseurs d’épices
Dès le vendredi 8 juillet, 20 h
Sur ARTV

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