Écrivain, comédien et metteur en scène, Simon Boulerice s’est fait remarquer autant pour ses pièces de théâtre que pour ses romans. Il est l’auteur, entre autres, de Martine à la plage, initialement écrit pour le théâtre et qui a donné lieu l’an dernier à un roman illustré. Elle est joué à la salle Fred-Barry au Théâtre Denise-Pelletier dès aujourd’hui et jusqu’au 29 septembre.
Javotte est un antépisode moderne au conte de Cendrillon. Ce roman navigue entre l’obsession sexuelle, la refléxion existentielle, la cruauté et la recherche du bonheur.
Que lisez vous en ce moment?
J’en lis plusieurs, mais je viens de commencer Hongrie–Hollywood Express d’Eric Plamondon.
Qui sont vos trois auteurs incontournables?
Michael Delisle, Violette Leduc, Gabrielle Roy.
Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture?
En fait, c’est Violette Leduc. Lorsque je suis rentré à l’école de théâtre après mes études littéraires, j’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose. Le jeu ce n’était pas suffisant. Et l’équilibre, je l’ai trouvé en écrivant. Et, à cette époque, je lisais beaucoup Violette Leduc. Alors, je me suis souvent penché sur mon petit cas personnel, parce que Violette Leduc se penchait souvent sur sa vie et son chagrin. Tout ça m’a donné envie d’écrire de l’autofiction.
Chaque écrivain a des routines d’écritures qui lui sont propres, quelles sont les vôtres?
J’ai tendance à écrire très tard le soir, voire même la nuit. Je suis un peu ermite quand j’écris.
En tant qu’auteur, quelle est votre plus grande peur?
C’est de ne pas être lu et par ricochet de ne pas être aimé.
Quelle est votre expression ou citation favorite?
Une phrase de Cocteau qui m’a fait le plus grand bien quand j’étais à l’école de théâtre : «Ce que le public te reproche, cultive le : c’est toi!»
Quel livre auriez-vous aimé écrire?
Il y en a tant!! Le désarroi du matelot de Michael Delisle. Et aussi La douceur de Christophe Honoré.
Quel est votre pire défaut littéraire?
J’ai tendance à abuser des adjectifs.
De quoi êtes-vous le plus fier en tant qu’auteur?
Je crois avoir trouvé mon filon. Je me sens de plus en plus original. J’ai l’impression que je pastiche de moins en moins ce que j’aime et que je fais de plus en plus ce qui sort de moi spontanément.
Que préférez-vous dans l’écriture? Et qu’aimez-vous le moins?
J’aime toutes les étapes de l’écriture. De la petite étincelle jusqu’à la publication.
J’aime beaucoup moins la réécriture, parce qu’il faut couper des passages et chaque fois, je me sens amputer d’une partie de moi. Mais le temps me prouve que j’ai bien fait de couper tels ou tels passages.
Javotte
Leméac
