En lançant le site internet des Têtes à claques (TAC) le 16 août 2006, Michel Beaudet ignorait que ses petits bonshommes le mèneraient aussi loin. Le www.tac.tv attire en moyenne 1,2 million de visiteurs chaque mois. Une version anglaise du site a aussi été lancée cet été. Des clips des TAC sont aussi distribués à la télévision et sur les téléphones portables partout en Europe.
Métro a discuté avec Michel Beaudet, le créateur de cet empire, à l’occasion de la sortie du deuxième DVD des TAC.
Quand vous regardez le chemin parcouru par les TAC, quel constat faites-vous?
C’est une histoire assez extraordinaire! C’est complètement fou ce qui s’est passé en deux ans. C’est sûr qu’au Québec, il n’y a personne qui ne connaît pas les Têtes à claques. On en a parlé dans les médias, mais moi, de l’intérieur, tout ce que j’ai vécu en deux ans, les propositions, les trucs d’affaires, bâtir mon entreprise, écrire mes clips, ç’a été intense. En fait, c’est étonnant que je sois encore en santé!
Est-ce encore vous qui faites tous les personnages des TAC?
Oui, je suis pris! Les petits gars de l’Halloween, c’était ma voix; Raoul et Oncle Tom, aussi; je n’ai donc pas le choix. Il faut que je continue à les faire. Mais c’est la partie la plus agréable, écrire les sketchs et les créer. Maintenant, j’ai une équipe qui fait tout le montage. J’ai des gens qui font la gestion de l’entreprise, j’ai une comptable. On est rendus 13 personnes. Je fais juste le côté le fun de l’écriture et faire évoluer le projet.
Vous avez lancé le site en anglais des TAC le 16 août. Comment a-t-il été accueilli?
On a déjà des centaines de milliers de visionnements. On ne pense pas avoir une explosion comme il y a eu au Québec, parce que l’univers web anglophone est géant. Mais le trafic augmente toujours. C’est une belle courbe douce.
Les poupées et les corps de pâte à modeler vont-ils toujours rester dans votre processus de création des personnages?
Oui, c’est le cÅ“ur de l’idée. Il y avait quand même un saut créatif dans cette affaire-là. C’était vraiment nouveau d’incruster une vraie bouche, de vrais yeux, sur des poupées. C’est notre trade mark, alors on ne touchera jamais à ça. On peut faire évoluer les histoires et les personnages, faire des suites, mais la base, le concept, va toujours demeurer le même.
Ça va rester minimaliste, même si les personnages vont de plus en plus s’animer. On ne va pas commencer à les faire courir par exemple!
Êtes-vous toujours aussi inspiré par les TAC?
Oui. Au début, j’ai décidé que les TAC allaient être des sketchs de tout ce qui me passait par la tête. C’est pour ça que c’est difficile d’être à court d’idées. On essaie toujours de créer de nouveaux personnages. C’est ça qui nous amuse le plus.
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