Culture

Adoration: Quand la fiction se mêle de la réalité

Catherine Girouard - Métro

Une collision entre le réel et la fiction, une autre entre la vérité et le mensonge. Dans son 15e long métrage, le réalisateur Atom Ego­yan jongle avec ses thè­mes fétiches comme le monde virtuel et la famil­le en racontant l’histoire complexe d’un adolescent.

«Adoration, c’est l’histoire d’un jeune homme de 15 ans qui cherche qui il est à un moment où il a devant lui de multiples versions de qui il pourrait être», illustre le réalisateur.

Dans son dernier film, qui a été présenté dans plusieurs festivals et qui a remporté le Prix du Jury Å“cuménique au Festival de Canne 2008, Atom Egoyan plonge les spectateurs dans une intrigue familiale, utilisant à souhait les elli­pses temporelles.

Étudiant au secondaire, Simon (Devon Dostick) est élevé par son oncle Tom (Scott Speedman) depuis la mort de ses parents.

Influencé par les révélations de son grand-père, Simon tentera de faire la lumière sur le passé et le décès de ses parents, se retrouvant alors dans un tourbillon mêlant présent et passé, histoires familiales, technologie et mensonges.

Le jeune homme racontera son histoire en classe, encouragé par sa professeure Sabine, jouée par la femme du réalisateur, Arsi­née Khanjian. Mais son récit prendra une tournure inattendue et se retrouvera même au centre d’un po­pulaire blogue interactif.

«Si j’avais 15 ans au­jour­d’hui, je ressemblerais à Simon», avoue Atom Ego­yan, qui se souvient que ses 15 ans furent un tournant dans sa vie.

Une critique de l’ère technologique?

Par les sujets abordés et la grande utilisation de la technologie sous toutes ses formes, Adoration dresse un portrait du siècle ac­tuel. Mais le réalisateur assure que son Å“uvre ne se veut en rien une critique de l’ère technologique.

«Ce film ne parle pas tant des  technologies, mais d’une famille. La technologie n’est qu’une chose qui fait partie de la vie des personnages», ex­plique Atom Egoyan.

Même chose pour la religion, abordée à quelques reprises, ainsi que pour le racisme, qu’on peut entre autres sentir dans ce que rapporte du grand-père le Simon.

«Ces sujets sont abordés dans le film, oui, sans toutefois en être des fils conducteurs, nuance le réalisateur. Ce sont des choses qui sont là, tout simplement.»

«Ce qui est le plus intéressant, selon moi, dans Adoration, c’est de voir l’aspect « territorial » des comportements que les gens peuvent avoir les uns envers les autres, explique le cinéaste. Je pense par exemple au grand-père de Simon, qui tente de supprimer le privilège du garçon de savoir qui sont vraiment ses parents en tentant de salir leur image.»

Adoration
À l’affiche dès aujourd’hui

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