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Le making of de Pour toujours les Canadiens

Dhanaé Audet-Beaulieu, Antoine L’Écuyer, Jean Lapointe, Céline Bonnier, Claude Legault, Denis Bernard, Christian Bégin, Réal Bossé, Diane Langlois et Jean Béliveau sont les vedettes de Pour toujours les Canadiens. Le film, qui sort le 4 décembre prochain, est réalisé par Sylvain Archambault et Jacques Savoie qu’on connaît pour leur travail sur Les Lavigueur, la vraie histoire.

Si Pour toujours les Canadiens est présenté dans le cadre du Centenaire du Club de hockey Canadien,
ce n’est pas un film sur les Glorieux. En effet, il s’agit d’un film de
fiction dont l’action se déroule en 2008 mais «dont la trame dramatique
permet de revisiter des moments marquants de l’histoire du Club de
hockey Canadien depuis sa création» comme le précise l’équipe de
production. Ce sont donc trois histoires qui s’entrecroisent, celle de
William (Dhanaé Audet-Beaulieu), de Daniel (Antoine L’Écuyer) et de
Benoît (Christian Bégin), réalisateur qui travaille à la création d’un
documentaire sur le Tricolore.

L’un des principaux défis pour Sylvain Archambault, le réalisateur,
a été de filmer les séquences sur la glace. De son aveu même, le hockey
est tellement présent à la télévision que le public est saturé d’images
de matches. Il a donc souhaité réinventer la manière dont sont filmées
les scènes sur la patinoire et a du, pour ce faire, déployer des
trésors d’inventivité, plaçant des micros partout et installant même
une grue dans l’enceinte du Centre Bell! Nous avons donc demandé au
cinéaste et à son compère, le scénariste Jacques Savoie, de nous
dévoiler certains des secrets de production du film.

LeBuzz.Info: Concrètement, comment s’est déroulé le tournage des séquences des matchs de hockey?
Sylvain Archambault: En utilisant des ralentis, des
points de vue différents, des lentilles, des grues, etc. J’ai même mis
une caméra sous la glace pour une scène de mise au jeu. J’aurais
vraiment aimé avoir le temps de faire beaucoup plus de choses comme ça.
Malheureusement, le temps… c’est de l’argent. De plus, c’est très
difficile de travailler dans un amphithéâtre parce que c’est très
grand. La communication est donc plus ardue, tout simplement parce que
la surface de travail est grande. Le processus est donc plus lent, de
surcroît avec des gens qui ne sont pas des comédiens, mais de vrais
joueurs de hockey. Ce n’est donc vraiment pas facile. J’essayais donc,
pour chaque séquence, de réinventer un peu ce qui avait déjà été fait,
mais je n’ai fait que le tiers de tous les plans que j’avais
l’intention de réaliser. Le reste est demeuré dans ma tête!
Jacques Savoie: Ce qui est aussi intéressant à noter,
c’est qu’on nous présente toujours le hockey de la même manière à la
télévision pour que les matches soient compréhensibles pour les
téléspectateurs. Le hockey n’est filmé que d’un seul côté, mais
Sylvain, lui, ne filmait que les Canadiens, jamais l’équipe adverse![Rires] L’intérêt n’étant que sur nos joueurs, cela permettait ces choses-là.

Quels effets sonores avez-vous retravaillé en post-production?
S.A.: Tout a été retravaillé en post-production. Le
public n’est pas conscient de cela, mais tous les sons sont refaits.
Nous avions installé des micros sur les patins des joueurs, sur les
bâtons et sur les vitres. L’équipe a fait des jours et des jours de
prises de sons pour arriver à donner au public ce sentiment d’être là,
sur la glace. Ça a été l’un des inconvénients de la première qui s’est
déroulée au Centre Bell, le film était projeté en mono. C’est pour cela
qu’il faut aller voir le film en salle avec le son en surround.

Il y a, dans Pour toujours les Canadiens, de
nombreuses séquences d’effets spéciaux: la coupe Stanley brille, les
cartes des joueurs tournent autour des deux enfants, etc. Pourquoi
avoir choisi de les ajouter et précisément dans ces scènes?

S.A.: Le film est un conte de Noël. Je ne m’en suis jamais caché, Pour toujours les Canadiens
est une espèce de Walt Disney sportif. Oui, il y a place à la magie, il
y a place à l’imaginaire des enfants. Eux, d’ailleurs, s’amusent et
trouvent ça tout à fait normal que les cartes flottent autour d’eux.
Ils ne sont pas du tout surpris, d’ailleurs, lorsque le docteur arrive
et ouvre la porte, tout disparaît.
J.S.: On verse dans le conte au fur et à mesure que l’histoire avance.
S.A.: Dans la scène où les numéros des maillots
retirés brillent un peu, nous voulions ajouter une dimension mythique.
Les chiffres vivent et vivront toujours, c’est aussi ce qu’on essaye de
dire.
J.S.: Même si on ne les voit pas, il y a d’autres
effets spéciaux, comme la séquence du début, où on rentre dans la peine
du petit garçon en se rapprochant de plus en plus de lui.
S.A.: De la même manière, nous avions besoin d’une
ellipse pour passer de l’Halloween à Noël. C’est là que j’ai décidé de
faire les dessins qui changent sur le mur. Cela nous conduit à une
patinoire, qui devient une réalité. C’est un artifice, mais il est
parfaitement à-propos.

Au casting, vous aviez deux enfants à diriger. Cela vous a-t-il posé des problèmes particuliers?
S.A.: Les enfants peuvent être très difficiles à
diriger. Entre nous, les réalisateurs, nous nous disons toujours que
nous ne voulons ni enfants, ni animaux parce que ce sont des
impondérables et qu’on ne peut pas toujours les raisonner. J’ai eu la
chance de tomber sur des phénomènes! Antoine L’Écuyer est un phénomène.
Il n’y a donc pas eu de défi particulier à ce niveau-là. Les enfants
présents sur le plateau comprenaient très bien ce que je leur disais et
je dois dire que j’ai été très chanceux de tourner avec ces acteurs.
Les joueurs de hockey… ce sont des joueurs de hockey. C’est évident que
nous n’avons pas écrit de dialogues shakespeariens à Saiku Koivu, nous
avons gardé ça court, de même que pour Jean Béliveau. Ils ont eu la
patience de recommencer, recommencer et recommencer encore les prises
afin de livrer ce qu’ils avaient à livrer et nous sommes ravis de leurs
prestations. Il y a souvent mille raisons de reprendre une prise, comme
la lumière, l’ajustement au foyer, etc. Ils ont parfaitement compris
cela et se sont pliés au jeu et ils ont été formidables.

On voit de nombreux artéfacts et accessoires reliés au hockey dans le film. Sont-ils vrais ou pas?
S.A.: Certains le sont, d’autres non. Les cartes de
collection sont vraies, nous les avons trouvées auprès de
collectionneurs. L’un d’eux qui possède d’ailleurs un véritable musée
et il nous a prêté plein de choses pour le film. Tout ce qu’on voit
dans la séquence où le personnage de Jean Lapointe nous fait visiter
son musée est vrai, ou à peu près. Ce sont deux ou trois
collectionneurs privés qui nous ont prêté les objets et les artéfacts.
Par contre, le masque de Jacques Plante est basé sur le vrai, mais il a
été conçu pour le film.

Et la coupe Stanley? Est-ce la vraie?
S.A.: Oui! Nous avons dit à la LNH que nous avions
besoin de la coupe pour le film! Il faut savoir que la coupe se promène
toujours accompagnée de son gardien, un homme qui porte des gants
blancs. C’est sa job à l’année: il est le gardien de la coupe! Il la
surveille toujours, mais j’ai pu la prendre, la mettre au-dessus de ma
tête et l’embrasser.

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