Culture

Mel Gibson dans Edge of Darkness: Le grand retour

Ned Ehrbar - Metro World News

Mel Gibson revient au jeu dans le film Edge of Darkness, dans lequel il tient son premier rôle principal depuis le film Signs, en 2002. Il soutient que la raison qui explique une si longue pause est simple : il s’ennuyait. «J’ai délaissé le jeu après Signs parce que j’avais l’impression que j’étais un peu las, raconte-t-il. Ça ne me disait plus rien. J’en avais assez, tout simplement; vous comprenez?»

Mais le vétéran du jeu et de la réalisation savait qu’il n’abandonnait pas le ciné­ma pour toujours. «On ne sait jamais, affirme-t-il. C’est pourquoi je n’ai pas fait une grande déclaration selon laquelle j’arrêtais ou prenais ma retraite.» Arrêter est l’une des choses qui préoccupent grandement Mel Gibson de nos jours, car il a cessé de fumer neuf jours avant notre entrevue. «Pendant les trois premiers jours, je ressemblais à un assassin qui tue ses victimes à la hache, confie-t-il. C’est une habitude épouvantable à abandonner. Les neurones jouent un rôle. Ma mère fumait, je crois, lorsqu’elle était enceinte de moi.»

Même s’il est convaincu qu’il ne recommencera pas à fumer, cela n’a pas l’air de le rendre vraiment heureux. «Il n’y a plus rien d’amusant à faire, précise-t-il. Je ne fais plus rien d’amusant. C’est ça, mourir, n’est-ce pas? Après tout, on meurt par étapes. On renonce à une chose à la fois.» Cesser de fumer était probablement une bonne idée s’il accepte d’autres films comme Edge of Darkness, dans lequel il incarne un policier expérimenté qui tente de résoudre le meurtre de sa fille, en s’attirant beaucoup d’ennuis en cours de route.

Mel Gibson admet qu’une scène de bagarre en particulier nécessitait de la préparation.
«J’ai demandé un chiropraticien pour le lendemain, car je savais que j’aurais l’impression d’être un cadavre d’animal tué sur la route à mon réveil, relate-t-il. C’est ce qui est arrivé. On ne s’en remet pas aussi vite qu’auparavant. Le gars avait 25 ans et y allait mollo avec moi. Ce n’est pas une expérience agréable.»

La suite des choses  
Le prochain film de Mel Gibson, intitulé The Beaver, avec Jodie Foster (qui en assumera aussi la réalisation), a l’air beaucoup moins exigeant physiquement, mais beaucoup plus original. «Il porte sur un homme qui souffre de dépression nerveuse, explique-t-il. Les circonstances font en sorte qu’il se retrouve avec une marionnette miteuse de castor à la main et qu’il réussit à se sauver, à sauver sa vie, sa famille, tout en s’exprimant au moyen de cette marionnette à gaine, parce que c’est tout ce qu’il est capable de faire.»  

Quant à Mel Gibson le réalisateur, il a hâte de replonger dans le passé grâce à un film de Vikings imaginé depuis longtemps et mettant en vedette Leo­nardo DiCaprio. «J’avais 16 ans quand j’ai eu ma première idée de film, se souvient-il. Je voulais tourner un film de Vikings. Et je voulais qu’il soit en vieux norrois.»

Comme pour The Passion of the Christ et Apocalypto, Mel Gibson prévoit utiliser une langue fidèle sur le plan historique. «Je crois que ce sera en anglais, l’anglais qui était parlé à cette époque, et en vieux norrois, spécifie-t-il. Tout ce que le IXe siècle avait à offrir. Je vous montrerai la réalité. Je veux qu’un Viking vous effraie. Je tiens à voir une personne que je n’ai jamais vue avant, qui parlera une langue germanique d’une voix basse et gutturale et qui me donnera la frousse en s’approchant de ma maison. Comment c’est? Com­ment ç’aurait été?»

Edge of Darkness

En salle le 29 janvier

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