Culture

Brendan Fraser dans Extraordinary Measures: Mon père, ce héros

Brendan Fraser a l’habitude de jouer les demi-dieux. De Journey to the Center of the Earth à G.I. Joe, en passant par Inkheart et la trilogie The Mummy, l’acteur canado-américain arrive souvent à la rescousse lorsque l’avenir de la planète est en péril. Dans Extraordinary Mea­su­res (Mesures extraordinaires), Fraser emprunte de nouveau les traits d’un héros, mais cette fois-ci, c’est en complet-cravate qu’il doit accomplir sa mission. Finies les explosions et les cascades.

Dans le deuxième film de Tom Vaughan (What Happens in Vegas), l’ex-George de la jungle doit surmonter un type différent d’obstacle. Inspiré d’un livre de Geeta Anand et basé sur une histoire vraie, Extra­ordinary Measures trace le parcours de John Crowley, un père de famille qui quitte son emploi pour se consacrer à la recherche d’un médicament contre la maladie mortelle dont sont atteints deux de ses trois enfants. Dans sa quête, il fera appel au Dr Stonehill (Harrison Ford), qui croit détenir un remède.

Brendan Fraser ne tarit pas d’éloges sur le vrai John Crowley. «Ce n’est pas le genre de gars qui – après avoir appris que ses enfants souffrent d’une maladie incurable – s’apitoie sur son sort, dit le comédien. Au lieu d’écouter sans broncher les médecins qui lui disent de retourner à la maison et de profiter du temps qui lui reste à passer avec sa famille, il se lève, sort de son petit confort, sacrifie sa santé, son travail et possiblement son mariage pour sauver ses enfants.»

Le poids de la responsabilité
C’est avec prudence que Brendan Fraser s’est glissé – pour la première fois de sa carrière – dans la peau d’un personnage réel. De son propre aveu, l’acteur a ressenti la pression d’incarner un homme de chair et de sang, dont le parcours n’est pas le fruit de l’imagination d’un auteur. «Mon travail consistait à recréer, en moins de deux heures, l’essence même de John Crowley, explique-t-il. Et il fallait que je m’éloigne de la caricature. Ça ne devait surtout pas ressembler à quelque chose du type « Will Ferrell imite George Bush »!»

Mais parmi tous les pièges que Brendan Fraser voulait éviter pendant le tournage d’Extraordinary Measures, celui du mélodrame larmoyant et pathétique arrivait en tête de liste. À l’instar du réalisateur et du reste de la distribution, le comédien aspirait à plus de subtilité. «On avait une règle d’or : ne pas chercher à arracher des larmes au public, dit Fraser. Il fallait résister à la tentation de dire : « On va les faire brailler avec cette scène-là. Au cinéma, ils vont se rouler dans l’allée en gémissant! »»

Extraordinary Measures

En salle dès aujourd’hui

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