Culture

Patrik et les brutes: Où sont les rock stars?

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

On n’a qu’à regarder la pochette du premier album du groupe Patrik et les brutes pour se rendre compte que son chanteur a tout d’une rock star, une espèce qui semble avoir disparu du paysage musical ces derniers temps. 

Sur la couverture de Toutes les filles sont folles de moi (paru en novembre), Plastik Patrik arbore un pantalon de cuir moulant, des escarpins et une perru­que blonde. Son torse nu laisse voir plusieurs tatous, et son attitude frondeuse n’a rien à envier à celle de Mick Jagger. La dernière des rock star, Plastik Patrik? Peut-être bien…

Patrik et les brutes, c’est aussi les cinq brutes :  Ryan Battistuzzi, Sunny Duval, Philippe Duong, Vicky Mar­tel et Marc-André Gilbert. Ensemble, ils proposent des titres rock garage très glam où l’humour n’est jamais bien loin, et les influences de Dalida et de Plastic Bertrand non plus.

La semaine prochaine, tout ce beau monde montera sur la scène du Club Soda pour interpréter Chez Candi, Ma corvette, Pauvre Belinda et tous les titres de Toutes les filles sont folles de moi. Et, parole de Plastik Patrik : le public en aura plein la vue! «Quand je veux me divertir, je veux du rêve, je veux être surpris, je veux que ça soit sexy; c’est donc ça que je vais donner au public, assure l’excentrique chanteur. Pourquoi monter sur scène quand t’as l’air de la même affaire quand tu te lèves le matin? Un peu d’effort SVP! Si les gens se déplacent, payent, il faut leur donner plus que les chansons de l’album. Donc, attendez-vous à voir de la peau et des talons hauts!»

Chemin ardu
Mais ce côté extravagant qui fait partie intégrante de la personnalité de Plastik Patrik n’a pas toujours joué en sa faveur. Surtout quand il se promenait de maison de disques en maison de disques ces dernières an­nées, sa maquette de quatre chansons sous le bras. «Quand tout ce que tu veux produire, comme maison de disques, ce sont des trucs faciles, qui passent à Rock Détente, tu ne te tournes pas vers moi, dit-il. Au lieu d’écouter ma musi­que, les gens se fiaient à mon apparence pour juger mon travail.»

Mais, même si le chemin fut long et pénible avant que l’équipe Spectra ne le prenne sous son aile, celui qui manie l’accordéon (oui, oui!) ne s’est pas découragé. Car, après avoir connu du succès avec son premier groupe, One976, au début des années 2000, le DJ et organisateur de soirées très connu du night life montréalais ne rêvait que du jour où il allait être de nouveau la figure de proue d’une formation. Il a donc expérimenté pendant des années pour trouver le style qui allait lui convenir et pris un virage linguistique – interpréter La vie en rose avec Cyndi Lauper lui a donné envie de chanter en français -, tout ça, pour réaliser son rêve.

Et la prochaine étape?

«Faire le plus de spectacles possible parce que c’est ce que je préfère, affirme le blondinet androgyne. Mon rêve serait d’exporter le groupe, jusqu’au Japon. J’ai une fixation sur le Japon!»

Patrik et les brutes
Club Soda
Mercredi à 20 h 30

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