Culture

Cette semaine, Métro craque pour Si Beale Street pouvait parler, Ouvrir son cœur, les Fêtes sur Ici Radio-Canada Première…

Cette semaine, Métro craque pour Si Beale Street pouvait parler, Ouvrir son cœur, les Fêtes sur Ici Radio-Canada Première…

Cette semaine, Métro craque pour Si Beale Street pouvait parler, Ouvrir son cœur, les Fêtes sur Ici Radio-Canada Première, Le petit prince, la pub «Wazaaa» du Lait, le jeu Le grand tour du monde et Plan cœur.

1. Si Beale Street pouvait parler
Après l’éblouissant Moonlight, Barry Jenkins nous touche encore une fois droit au cœur en dressant le portrait d’un jeune couple afro-américain victime d’une flagrante injustice raciale dans le Harlem des années 1970. Avec beauté, sensibilité et tendresse, il filme l’amour naissant entre Tish et Fonny, qui sera vite interrompu par l’emprisonnement de ce dernier pour un crime qu’il n’a pas commis. Avec cette histoire éminemment personnelle et empreinte d’intimité, adaptée du roman du même titre de James Baldwin, Si Beale Street pouvait parler évoque une réalité malheureusement généralisée, qui persiste malgré les progrès sociaux. Dans ce très beau film, Barry Jenkins fait parler Beale Street d’une voix intime, fière, poétique et politique. M
arie-Lise Rousseau

2. Ouvrir son cœur
L’auteure et éditrice Alexie Morin fait précisément ce que le titre de son livre laisse entendre : elle se confie entièrement, sans pudeur et avec vulnérabilité. Dans cette «cure d’honnêteté», comme elle l’écrit si bien, récit hyper personnel, sorte d’auto-examen de conscience qui saute entre souvenirs de jeunesse et vie actuelle, l’auteure de 34 ans couche sur papier avec une lucidité frappante ses angoisses, sa honte, ses malaises, son incapacité à fonctionner avec les autres, bref, son «sentiment d’inadéquation» permanent. C’est tout à la fois un livre sur la mémoire, le féminisme et les troubles comportementaux, dans lequel on peut tous se reconnaître à divers degrés. Au Quartanier. Marie-Lise Rousseau

3. Les Fêtes sur Ici Radio-Canada Première
Les vacances de Noël sont synonymes de dinde et de crème de menthe qui passe mal, mais aussi de très bonne radio. Lorsque le flot de l’actualité ralentit, Ici Radio-Canada Première prend la bonne habitude d’offrir le micro à des jeunes voix au ton un peu moins radio-canadien. C’est le cas des sœurs Magalie et Eugénie Lépine-Blondeau, qui proposent avec Tricotées serrées de très intéressantes réflexions sur les relations fraternelles, ou de Marie-Ève Tremblay et de son magazine Corde sensible. Ou encore des jeunes humoristes rassemblés par Jean-Sébastien Girard dans l’hilarant cabaret Jean-Sébastien et ses dindons de la farce. Même si les vacances se terminent, ces excellentes émissions ont encore une belle vie en baladodiffusion. Benoit Valois-Nadeau

4. Le petit prince
Le roman d’Antoine de Saint-Exupéry a fait l’objet de nombreuses relectures. Ici, l’histoire du petit prince est racontée en condensé par la prolifique Agnès de Lestrade, qui a su adapter la poésie de l’auteur pour les plus petits. Sous le pinceau de Valeria Docampo, l’aviateur, la rose, le renard, le petit prince… tous les personnages qu’on a apprivoisés revivent, et c’est encore plus beau que dans nos souvenirs. Aux éditions Alice. Jessica Dostie

5. La pub «Wazaaa» du Lait
Quelque part entre la revue de l’année d’Infoman et le Bye Bye, le 31 décembre, on a pu voir une pub du lait tout simplement parfaite. Dès les premières secondes de ladite publicité, tous les milléniaux ont reconnu le fameux clip «Wazaaa» de Budweiser, dans lequel des hommes assis devant leur télé, bière à la main, saluent leurs amis au téléphone d’un bruyant «Wazaaa». Dans la pub du lait, tout a été reproduit au détail près, mais avec des enfants qui boivent un verre de lait. Lorsqu’ils répondent au téléphone, les jeunes disent : «Y’a-tu du lait icitte?» C’était très réussi. Virginie Landry

6. Le jeu Le grand tour du monde
Le temps des Fêtes est la période idéale pour jouer à des jeux de société, notamment au très beau et tout nouveau Le grand tour du monde de Lonely Planet. Le but? Avancer sur le grand plateau de jeu en répondant à des questions sur des thèmes variés et de difficulté variable sur les pays du monde, leurs attraits touristiques, leurs us et coutumes, la culture, les paysages, la gastronomie locale et plus encore. On ne se le cachera pas, les questions sont difficiles et s’adressent à des voyageurs avertis. Sinon, on y joue d’une façon plus relaxe, moins compétitive, afin de s’inspirer pour les voyages de la prochaine année. Virginie Landry

7. Plan cœur
Après la décevante série Marseille, la France redore son blason sur Netflix en nous servant une romcom-réconfort. À la manière de la série new-yorkaise Girls, Plan cœur dit vouloir moderniser l’image de la Parisienne trentenaire par le biais de l’idylle insolite entre Elsa et Jules, l’escorte que ses amies lui ont commandée à son insu pour égayer son célibat. Si l’objectif est plus ou moins atteint, on s’attache presque instantanément au trio éclectique de copines et aux compagnons qui gravitent autour de celui-ci. À consommer sans modération pendant les jours froids de janvier. Sur Netflix Charlotte Mercille

Et on se désole pour

Guy Lafleur aux machines à sous
Si récemment, en zappant tout bonnement, vous êtes tombé sur la chaîne CityTV, vous avez assurément vu une publicité pleine de malaises mettant en vedette l’ex-hockeyeur Guy Lafleur. En compagnie de son ami Larry Robinson, le «démon blond» se rend au Playground Poker de Kahnawake (avec aux pieds des souliers en serpent qu’on ne peut pas manquer) pour jouer aux machines à sous. Son ami Antonio (on sait son nom parce qu’il est écrit à l’écran) lui récite ensuite une blague moyennement drôle à laquelle Guy Lafleur répond dans un anglais moyennement bon. Ça fait grincer des dents et on se demande, Guy, pourquoi fais-tu encore des publicités? Les machines qui boostent la circulation sanguine des jambes, c’était une chose. Mais là… Virginie Landry