Culture

Vampire Weekend: Honorer son Contra

Aurélie Sarrot - Métro France

Dans la catégorie succès fulgurant, Vampire Weekend apparaît en tête de liste. Formé en 2006 à New York par quatre anciens camarades de fac, ce groupe aussi érudit qu’original a séduit tout son monde il y a deux ans avec un premier CD réussissant l’improbable liaison entre la pop, le rock et les musiques du monde. C’est au début de l’hiver qu’ils ont présenté à Paris leur deuxième opus baptisé Contra, «un cocktail musical dont (ils sont) très fiers».

La rencontre a lieu à l’Hôtel Amour, lieu branché du IXe arrondissement. Un café, un verre d’eau, et voilà qu’Ezra Koenig (chanteur) et Chris Baio (bassiste) se mettent à parler. «Le public sera sans doute étonné, car Contra est très différent de notre premier disque, mais au final, il nous ressemble plus», lance le chanteur. «Le test du deuxième album est difficile, ça passe ou ça casse», ajoute Chris Baio. «Nous voulions montrer une nouvelle facette du groupe, enregistrer avec de nouveaux instruments. Nous avons été chercher des influences à droite et à gauche, et piquer quelques mots hispaniques», précise Ezra.

Touche brésilienne
Contra, plus que de l’indie pop-rock (étiquette qui ne leur convient pas, disent-ils) offre en effet un panorama musical très varié. «Percussions brésilien­nes, rythmes tribaux, reggae, ska, classique, rock : tout ce que nous aimons se retrouve sur cet album, à notre sauce, souligne Chris Baio. Notre tournée de 18 mois nous a marqués et nous a permis d’évoluer dans notre musique. Plus que tous les albums vendus, ce sont les concerts qui ont changé notre vie et qui nous ont donné envie d’aller plus loin. Et là, nous avons vraiment hâte de remonter sur scène.»

Contra
En magasin dès aujourd’hui
Pour plus de détails sur le groupe, visitez le site de Vampire Weekend.

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