Culture

L'OSM présente Starmania versus Notre-Dame de Paris

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Qu’arrive-t-il quand les personnages de Star­ma­nia et de Notre-Dame de Paris se retrouvent sur une même scène? C’est ce qu’a imaginé Daniel Roussel, le metteur en scène derrière la nouvelle offrande de l’Orchestre Symphonique de Montréal, Starmania versus Notre-Dame de Paris.

Le temps de deux soirées, les 1er et 2 février, les plus grandes chansons des deux comédies musicales écrites par Luc Plamondon et mises en musique par Michel Berger et Richard Cocciante seront interprétées par les chanteurs lyriques Marc Hervieux, Marie-Josée Lord, Lyne Fortin, Étienne Dupuis, Raphaëlle Paquette et Dominique Côté. De plus, un chÅ“ur de 16 chanteurs se joindra aux solistes et aux musiciens de l’OSM, placés sous la direction de Simon Leclerc.

C’est à ce dernier que l’on doit les arrangements symphoniques de Starmania et de Notre-Dame de Paris, présentées respectivement en version symphonique avec l’OSM en 2004 et en 2001. «Faire les arrangements symphoniques de ces deux Å“uvres a été tout un défi, a confié Simon Leclerc, rencontré hier, alors qu’il en était à sa première répétition. La musique pop et l’opéra utilisent un langage complètement différent. Par exemple, la pop utilise une section rythmique, mais pas un orchestre symphonique. Il a fallu tout repenser.»

Hier, à la Salle Pierre-Mercure, le metteur en scène Daniel Roussel brillait par son absence, retenu à la maison par une mauvaise grippe. C’est donc le chef d’orchestre Simon Leclerc qui a expliqué comment la combinaison des deux Å“uvres a donné naissance à des croisements surprenants. «Il y a plusieurs parallèles à faire entre Starmania et Notre-Dame de Paris, a-t-il souligné. Dans les deux, il y a une lutte entre le peuple et l’establishment.»

Ils connaissent la chanson

Si hier les interprètes ne pouvaient pas non plus nous éclairer sur la forme que va prendre le spectacle – s’il allait y avoir des costumes ou non, des décors élaborés ou non -, ils en avaient tout de même beaucoup à dire sur les Å“uvres de Plamondon, eux qui ont créé en 2004 avec l’OSM la version symphonique de Starmania et dont la plupart étaient de la distribution de l’opéra du même nom présenté l’an dernier à l’Opéra de Montréal. «J’ai développé une relation d’amitié avec Luc (Plamon­don), a dit Marc Hervieux. Pour le choix des chansons, on a travaillé ensemble. Il nous proposait des choses et, nous, on lui donnait du feed-back.»

Mais pour le ténor, chanter Le blues du businessman en version pop ou en version opéra revient au même. «C’est comme parler plusieurs langues», a-t-il dit. Son unique but est d’interpréter des versions «égales ou meilleures» et de satisfaire les curieux qui assisteront au spectacle. Car Marc Hervieux est convaincu que ce genre de concert attirera plusieurs personnes et qu’il permettra à l’OSM de gagner de nouveaux adeptes.

Starmania versus Notre-Dame de Paris
Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts
Les 1er et 2 février 

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