Culture

Mamma mia! à la Place des Arts: Plein de bons sentiments

Marc-André Lemieux - Métro

Qu’on aime ou qu’on déteste le disco, tout le monde (ou presque) connaît les chansons d’ABBA par cÅ“ur (qui peut se vanter de n’avoir jamais fredonné Dancing Queen?). Et après avoir jeté un coup d’Å“il aux recettes amassées par le film du même nom au box-office (609 M$), on se rend compte qu’on n’est pas les seuls à l’avoir vu. Même si l’univers créé par Benny Andersson et Björn Ulvaeus n’a de secret pour personne, la version scéni­que de Mamma mia! vaut le détour, ne serait-ce que pour s’évader, pendant près de deux heures, sous le chaud soleil de la Grèce.

Présentée à la Place des Arts, la comédie musicale réussit, à coups de refrains accrocheurs, de costumes kitsch et d’une histoire pleine de bons sentiments, à vous arracher plusieurs sourires, et ce, peu importe l’état d’esprit dans lequel vous avez commencé votre soirée. À la fois simple et noble, l’intrigue (dans le but de trouver son véritable père, une jeune fille convoque les trois ex-amants de sa mère la veille de ses noces) finit par charmer en intégrant une vingtaine de tubes du quatuor suédois.

Premier constat : certains titres ont mieux vieilli que d’autres. Les mélodies de Gimme! Gimme! Gimme! et The Winner Takes It All sont toujours aussi entraînantes, tandis que The Name of the Game est à jamais inscrit dans les années 1970. Deuxième constat : cette mouture de Mamma mia! ne compte pas sur la distribution la plus douée sur le plan vo­cal. Dans le rôle de Sophie l’ingénue, Liana Hunt a beau égayer la salle par ses éclats de rire et son joli minois, la puissance de son gosier laisse à désirer. Heureusement que les chÅ“urs préenregistrés embarquent au refrain, que l’orchestre ne parvient pas à enterrer sous une orgie de guitares et de synthétiseurs.

Avec ses chorégraphies clichées et sa bonne humeur légère, Mamma mia! ne réussira pas à confondre les sceptiques. Mais les fans d’ABBA sauront apprécier sa joie de vivre frivole. Et comment résister à un spectacle proposant autant de spandex et de bottes plate-forme?

Mamma mia!
À la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts
Jusqu’à dimanche

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