Culture

Patrick Watson au Métropolis: Toute une expérience!

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Après nous en avoir mis plein la vue cet été au Festival international de jazz de Montréal, sur la Place des festivals, Patrick Watson et sa bande nous avaient préparé une tout autre expérience sensorielle mercredi soir, au Métropolis, pour leur rentrée montréalaise.

Un peu plus de sept mois après la sortie de sa dernière offrande Wooden Arms, la formation qui se promène un peu partout sur la planète a réussi à mettre au point un spectacle extrêmement riche sur le plan scénographique,  mais qui ne fait jamais ombrage à l’envoutante musique du quatuor.

Une multitude de projections originales présentées tantôt comme toile de fond, tantôt sur un rideau devant les musiciens, de même que les magnifiques éclairages colorés ont servi à faire entrer les spectateurs dans l’univers poétique de Watson. Ce dernier y multiplie les harmonies vocales et délires musicaux avec ses fidèles acolytes Simon Angell (guitare), Mishka Stein (basse),  Robbie Kuster (batterie), trois violonistes et un violoncelliste.

Moments forts
Avec sa passion, mais aussi avec son attitude bon enfant, Patrick Watson a réussi à captiver le public pendant plus d’une heure et demie en jonglant avec la joyeuse cacophonie qui régnait sur scène et en réinterprétant des titres de Wooden Arms comme la pièce titre, Beijing, mais aussi la magnifique Big Bird in a Small Cage. Il n’y a que Lhasa et Katie Moore qui manquaient à l’appel!

Le chanteur et pianiste émérite a également fait plaisir à ses fans avec The Storm, The Great Escape et Man Under the Sea de l’album Close to Paradise. Il a d’ailleurs interprété Man Under the Sea, en rappel, dans la foule, avec le reste du groupe, avec le même attirail lumineux qu’il avait utilisé cet été au festival. Cette fois-ci par contre, la magie a opéré. La foule s’est mise à chanter le refrain; le moment était magique.

La soirée n’était toutefois pas terminée. Le groupe est remonté sur scène pour nous partager une nouvelle composition aux guitares très présentes, un homme déguisé en père Noël est venu faire des blagues déplacées sur Tiger Woods puis Patrick Watson a fini le spectacle seul sur scène, comme s’il ne voulait pas que tout cela prenne fin.

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