Culture

Luck Mervil et la soul

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

C’est parce qu’il en avait assez d’entendre parler de crise que Luck Mervil a décidé de monter le spectacle Soul Night avec le créateur de Génération Motown, Joël H. Ferron, et le directeur général du Théâtre Olympia, Alexandre Mainville. «Regardez l’époque où on vit! Ça fait deux, trois ans qu’on ne nous parle que de crise. Quand ce n’est pas une crise alimentaire, c’est une crise humanitaire, quand ce n’est pas une crise humanitaire, c’est la crise économique, et quand ce n’est pas la crise économique, c’est la crise de la grippe aviaire ou de la grippe A (H1N1), note le chanteur. Ça ne va pas bien! Et je pense que dans ce temps-là, la meilleure musique à écouter, c’est la musique soul.»

La musique soul est donc le remède proposé par Dr Mervil pour oublier, le temps d’une soirée, les maux de notre époque. Posologie : voir une fois ou plus le spectacle Soul Night, qui fait la rétrospective des plus grands succès de la musique soul des années 1960, 70 et 80. Les aides-soignants : Aretha Franklin, James Brown, Marvin Gaye, Michael Jackson ou encore Boule Noire, interprétés par Luck Mervil, qui signe aussi la mise en scène, ainsi que par Franck Julien, Sébastien Francisque, Dawn Cumber­batch, Marie-Christine De­pestre, Antoinette De Jong et les musiciens de la formation Papagroove. «Il n’y a pas de meilleure musique que la soul pour nous faire réaliser à quel point la vie est belle malgré tout, assure Luck Mervil. Dans la musique soul, il y a toujours du positif, une vision optimiste de l’avenir, et les gens ont besoin de ça aujourd’hui.»

Orchestrer la fête
Pour arriver à concocter son remède miracle, le créateur du spectacle s’est donc donné comme premier défi de trouver dans la musique soul des titres dansants et up tempo – histoire de créer un véritable party. Son deux­ième défi a consisté à dénicher des interprètes de choix pour les chanter. Le premier défi n’a pas été très difficile à relever pour le metteur en scène (pas plus que le deuxième d’ailleurs). Le répertoire soul regorge de titres festifs, et le Québec, lui, regorge de chanteurs talentueux. «Les artistes avec qui j’ai décidé de travailler sont des gens qu’on ne voit pas assez sur la scène musicale, note-t-il. Mais Soul Night leur donne l’occasion de tirer leur épingle du jeu.»

Ainsi, Luck Mervil se fait discret dans le spectacle – il apparaît au début, puis à la fin des festivités et chante quelques pièces – et laisse toute la place aux autres interprètes. C’est grâce à leur charisme et à leur professionnalisme, dit-il, qu’il a eu autant de facilité à boucler sa première mise en scène. «Le défi de cette première mise en scène, c’était de ne pas rester sur scène! confie celui qui a l’habitude d’être sous les projecteurs. Je suis un gars de scène, mais je laisse la place à ces artistes-là parce que je veux qu’on les connaisse. Mais il n’y a pas de stars dans ce show-là. La véritable star, c’est la musique!»

Soul Night
Au Théâtre Olympia
Jusqu’au 26 décembre

Articles récents du même sujet