Culture

Première de PSY à la TOHU: Ils sont fous ces 7 doigts!

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Si une séance chez le psychologue ressemble à ce que nous a offert Les 7 doigts de la main mardi soir à la TOHU, nous nous y rendons de ce pas! La compagnie montréalaise a réussi un véritable tour de force pour la première de sa quatrième création PSY, la plus ambitieuse à ce jour.

En voulant sonder l’âme humaine et ses déséquilibres, les 11 artistes de ce nouveau spectacle nous ont amenés dans un univers fait de rêves fous, de chorégraphies réglées au quart de tour et, bien entendu, de numéros de cirque époustouflants.

Dans PSY, on se retrouve littéralement dans un bureau de psychologue, où le patient tient la vedette. Celui-ci est atteint tantôt de schizophrénie, tantôt de troubles obsessionnels compulsifs, ou d’agoraphobie. Il met en scène ses maux psychiques par des numéros de cirque dans lesquels il peut, comme son esprit, perdre l’équilibre!

Ceux-ci sont d’ailleurs à couper le souffle! Ceux qui prétendent que les performances des 7 doigts de la main sont beaucoup moins impressionnantes que celles offertes par le Cirque du Soleil peuvent aller se rhabiller! Le public n’a pas cessé de faire des «ho!» et des «ha!» et de multiplier les applaudissements mardi.

On retiendra entre autres deux numéros de jonglerie stupéfiants, un numéro d’équilibre délicieusement poétique, un numéro de roue allemande hallucinant, un numéro de mât chinois qui nous a fait tomber de notre chaise, un numéro de planche-sautoir à couper le souffle et un numéro de corde lisse surprenant.

Pas de danse
Outre les performances remarquables exécutées par des artistes au sommet de leur art, PSY se démar­que par ses numéros de transition où la danse est toujours présente. Les chorégraphies, créées par les 11 artistes sous la supervision de Shana Carroll, sont magnifiques, autant quand elles sont interprétées par toute la troupe ou que quand elles font l’objet d’un sketch en solo.

Nos yeux sont constamment en train d’analyser ce qui se passe aux quatre coins de la salle et ils en ont plein la vue. C’est d’ailleurs quand les artistes circassiens arrêtent de bouger qu’on trouve le temps un peu long, notamment en début de deuxième partie, quand, à l’image d’une thérapie de groupe, les malades mentaux nous informent des troubles dont ils sont atteints.

Malgré quelques longueurs, PSY arrive à nous tenir en haleine durant deux heures bien remplies. Le spectacle combine des numéros ludiques et intimes avec des numéros complètement déjantés, tels une fête d’enfants où une fillette est un as du lancer du couteau, ou encore un combat de lutte de la WWE qui finit dans un numéro de corde lisse avec, comme fond musical, du gros rap.

La conception sonore du spectacle est d’ailleurs ce qui fait sa réussite, tout comme l’utilisation du décor, une grosse boîte transformable et des éléments comme l’énorme escalier qui prend plusieurs formes. À quand la prochaine consultation?

PSY
À la TOHU
Jusqu’au 6 mars  

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