Culture

Thor, la tragédie «bodybuildée»

Jérôme Vermelin - Métro France

Au royaume d’Asgard, Odin (Anthony Hopkins) a eu deux fils, le fougueux Thor (Chris Hemsworth) et le timide Loki (Tom Hiddleston). Lorsque l’heure de la succession approche, le premier fait figure de grand favori. Mais commet une grave erreur en allant défier Laufey (Colm Feore), l’ennemi juré de son père, dans le désert de glace de Jotunheim.

Très fâché, Odin prive son rejeton de son armure et de son marteau magique et le catapulte sur la planète Terre. Où il manque de s’écrouler sur le 4×4 de Jane Foster (Natalie Portman), une jeune et jolie scientifique…

L’intrusion d’un personnage mythologique dans le monde réel fait tout l’intérêt de ce nouveau film de super-héros. Nous avons discuté avec Chris Hemsworth. Rencontre avec une star de poids.

Faut-il se battre à mains nues pour avoir le rôle de Thor?

Ah non! (rires) Mais c’était dur, j’avoue. Le processus de casting a duré plusieurs mois, avec pas mal de doutes et de remises en question, et j’ai pas mal évolué entre la première et la dernière audition. J’ai compris que, dans ce métier, il faut s’appro­prier le personnage. Jusque-là, j’avais un peu trop tendance à faire ce que je pensais qu’on attendait de moi.

Sur papier, Thor est une grosse brute. Comment vous êtes-vous approprié une pareille montagne de muscles?
Il est brutal, oui. C’est une masse! Je devais être crédible physique­ment, mais aussi faire comprendre pourquoi c’est une tête brûlée qui n’écoute per­sonne. Quelles sont ses passions? Quels sont ses objectifs? Je devais l’humaniser pour que le public le voie davantage comme un frère ou un fils que comme un dieu.

Avez-vous été surpris que Kenneth Branagh réalise le film?

Bosser avec un cinéaste pareil, c’était génial pour moi, mais c’était surtout un choix très judicieux, car l’histoire a un ton très shakespearien. Les producteurs ne voulaient pas faire un simple film de super-héros, mais raconter une destinée comme celle d’Henry V, le jeune prince sur le point de monter sur le trône. Ce que Kenneth sait faire mieux que personne!

Qu’avez-vous appris de vos partenaires oscarisés Natalie Portman et Anthony Hopkins?

Ce sont des gens qui ne se reposent pas sur leurs lauriers, ils posent en permanence des questions au réalisateur pour comprendre leur rôle et l’histoire. Ils sont humbles et je crois que c’est essentiel pour durer dans ce métier. J’avoue que, sur le plateau, je n’osais pas toujours leur demander conseil, je ne voulais pas déranger… Mais rien que les observer était très
instructif.

Ça fait quand on se regarde dans le miroir, quoi de se voir dans ans le costume de Thor?
Je me rappelle exactement la première fois et c’était assez surréaliste. Je croyais avoir un héros de bande dessinée en face de moi et, surtout, c’était la première fois que j’avais vraiment l’impression d’être le personnage. On a beau se convaincre qu’on peut le faire, rien ne remplace cet instant magique.

Vous allez reprendre le rôle dans quelques jours pour The Avengers, de Joss Whedon. Vous vous imaginez jouer Thor très longtemps?

J’adorerais bien! C’est l’idée pour le moment et, qui sait, peut-être que je pourrais refiler le rôle à mon petit frère quand j’en aurais marre dans 10 ans!

Thor
En salle dès vendredi 6 mai

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