Après qu’elle a agi à titre de porte-parole l’an dernier et pris part aux neuf dernières éditions du Festival international de percussions de Longueuil (FIP), il apparaît naturel que la percussionniste et danseuse Mélissa Lavergne soit l’invitée d’honneur du festival pour le 10e anniversaire de celui-ci. Métro s’est entretenu avec elle.
Tu as orchestré le spectacle d’ouverture de ce soir. À quoi va-t-il ressembler?
Ça va avoir des allures de party de famille! Les 10 anciens porte-parole seront sur scène, et chacun fera deux numéros. Il y a donc des artistes moins onnus du public, comme Luc Boivin et Robert Dethier, de grands noms de la percussion au Québec; mais aussi des vedettes qui mettent de l’avant la percussion dans leur musique, comme Martin Deschamps, Raôul Duguay…
Mêler vedettes et artistes plus méconnus a toujours été une des missions du FIP…
Le défi de ce genre de festival, c’est que les organisateurs veulent faire découvrir de nouveaux artistes, mais ils veulent aussi attirer les gens. Donc, il faut trouver des gros noms, tout en mettant en valeur les percussions. Souvent, les percussionnistes travaillent dans l’ombre. Il y a des musiciens qui sont très reconnus dans le milieu artistique, que le grand public ne connaît pas nécessairement.
Il semble y avoir moins de femmes que d’hommes dans le milieu des percussions…
Les percussions viennent de cultures qui sont plutôt patriarcales, comme celles de l’Afrique ou de Cuba, où les instruments sont réservés aux hommes. Ça tend à changer de plus en plus, mais tant qu’on n’a pas de modèles féminins, on n’y pense pas. Moi, j’ai été chanceuse parce que la musique n’a jamais eu de genre pour moi!
Festival international de percussions de Longueuil
Jusqu’à dimanche