Culture
05:30 29 avril 2021 | mise à jour le: 30 avril 2021 à 11:35 temps de lecture: 3 minutes

À l’aube d’une nouvelle «aire»

À l’aube d’une nouvelle «aire»
Photo: Gracieuseté/École des médias de l'UQAM

La toute nouvelle plateforme virtuelle Aire Ouverte accueillera dix artistes lors de son lancement le jeudi 29 avril. Le projet offre au public une nouvelle façon de socialiser en ligne, en naviguant à travers différents lieux culturels du Québec, recréés en 2D sur la plateforme Gather.

«On va pouvoir faire des rencontres virtuelles aléatoires. Officiellement, on est les premiers au Canada à reproduire un territoire. De la façon dont on le fait, on sera parmi les premiers au monde», affirme Sébastien Collin, directeur général chez Spectacles Bonzaï et fondateur du festival la Ligue Rock.

L’artiste rock québécois Sébastien Collin est très enthousiaste à l’idée de dévoiler jeudi soir le résultat de quatre mois d’efforts effrénés, en collaboration avec son «architecte», Philippe le Boulaire, qui a créé cette maquette culturelle québécoise.

À partir de 20 h, le public pourra se déplacer de spectacle en spectacle, du Club Soda de Montréal au Minotaure de Gatineau, tout cela dans un univers rappelant celui des premiers jeux Pokémon ou Zelda.

Mais l’ambition de ce projet dépasse largement le cadre des concerts-surprises présentés jusqu’au 1er juin. Aire Ouverte est avant tout une plateforme qui offrira de nouvelles possibilités et une manière différente de travailler en ligne dans secteur de la culture, durement frappé par la pandémie.

«C’est un lien d’accès unique pour tout le monde, c’est vraiment facilitant. Le secteur culturel pourra travailler le jour sur cette plateforme, puis le soir, ce sera plutôt une plateforme sociale», Plusieurs maisons de disques québécoises comme Poulet Neige ou Rainbow Submarine ont déjà adopté cette formule.

Le directeur de directeur général de Spectacles Bonzaï aimerait que sa création demeure, avant tout, au service de l’industrie culturelle, mais concède qu’avec un tel concept, les possibilités de développement sont quasi infinies. Il verrait bien, par exemple, un cabinet de psychologue s’y installer pour recevoir des patients qui travaillent dans Aire Ouverte.

«La carte va rester et se bonifier. Le projet est public, les gens arrivent avec leurs idées, ça vient brasser le jeu. On va voir dans quelle direction ça ira […] Il y a certainement un potentiel pour que, même après la pandémie, on puisse utiliser cet espace-là pour socialiser et pour travailler», souligne M. Collin.

L’accès à la carte sera gratuit, mais l’organisme mise sur le public qui sera invité à faire des dons.


Ce texte a été produit par l’École des médias de l’UQÀM. Le texte original se trouve ici.

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