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MUTEK: les nombreux visages de l'électro

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Un peu plus d’une centaine d’artistes figurent à la programmation du 12e festival MUTEK, qui débute mercredi. De quoi offrir au public un bon échantillonnage des nombreuses formes que peuvent prendre les arts numériques et la musique électronique.

«J’ai l’impression qu’au fil des années, MUTEK a vraiment élargi ses horizons, dit Komodo, un des artistes qui se produira au festival vendredi soir. C’est sûr que quelqu’un qui n’en écoute jamais peut avoir l’impression que c’est tout le temps pareil, mais quand on s’y arrête, on voit que ça va beaucoup plus loin que l’idée qu’on s’en fait. Il y a énormément de variété dans la musique électronique.»

L’artiste basé à Montréal, qui lançait la semaine dernière son album Shadow Dance, explique qu’il a intégré sur celui-ci des instruments et des sonorités qui lui viennent de voyages efectués en Chine et au Japon au cours des deux dernières années. «J’ai toujours eu un grand amour pour les instruments de musique, mais j’adore la musique électronique parce que ça permet de créer des sons complètement nouveaux, qui n’existaient pas avant. Néanmoins, la tou­che humaine, que j’apporte par exemple en utilisant des didjeridous ou des percussions, est très importante pour moi.»

Le musicien concède que ce n’est pas une coïncidence s’il a lancé son nouvel album peu de temps avant MUTEK. Selon lui, pouvoir prendre part à ce festival est très important pour les artistes qui font de la musique électronique : «Il n’y a pas beaucoup d’autres plateformes qui offrent autant de visibilité. L’organisation est très professionnelle et il y a presque une garantie qu’il y aura un large public.»

Mutek
De mercredi à dimanche

mutek.org

BOUCHÉES BRANCHÉES

MUTEK proposera, avec des 5 à 7 branchés, un avant-goût du Foodlab, le projet de laboratoire culinaire de la Société des arts technologiques. Pour ce faire, le festival s’est associé à des chefs reconnus pour leur envie d’innover avec des produits d’ici. Métro s’est entretenu avec Stelio Perombelon, chef de Pullman et Les Cons Servent.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce projet?

Le Foodlab en soi est quelque chose de très intéressant parce qu’il va donner une plateforme aux chefs montréalais pour qu’ils puissent se rencontrer, échanger…Ça fait plusieurs années qu’on en parle et ce qui est drôle, c’est que ça se fasse enfin grâce à un organisme qui n’est pas en restauration.

On recommence à considérer la pratique culinaire comme un art…
Oui. Depuis quelques années, on a envie de se renouveler, que notre domaine soit plus accessible. La tendance sur les blogues, ces temps-ci, c’est d’aller dénicher le petit boui-boui où on peut trouver de la grande gastronomie à petits prix. Tout ça fait en sorte que le projet de MUTEK arrive à point parce que ça réunit tout ça : on fait de la nour­riture en format tapas, dans un parc, à des prix très raisonnables.

Quel genre de nourriture?
Chaque chef avait le mandat de travailler trois thèmes : végétal, poisson et viande. Je ferai, par exemple, des asperges blanches avec de la moutarde et de l’érable, ou du saumon confit avec une brandade de pommes de terre et d’esturgeon fumé… Et la musique viendra animer le tout.

À SURVEILLER

Métro vous propose quelques événements à ne pas manquer :

  • Amon Tobin: Amon Tobin offre en première mondiale une performance audiovisuelle basée sur les pièces de son nouveau disque, ISAM. Au Métropolis, mercredi à 22 h.
  • Plastikman: l’artiste présentera en première canadienne sa plus récente performance audiovisuelle au Métropolis, vendredi à 22 h.
  • Mutations: ce parcours sonore conçu par Antoine Bédard, qui réunit 10 musiciens, porte sur les rapports entre musique et architecture. Au Quartier des spectacles samedi.

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