Pour se glisser dans la peau d’un vampire, Colin Farrell soutient qu’il n’y a rien de tel qu’un dentier de vampire.
«Je ne résiste pas aux accessoires, affirme l’acteur irlandais et vedette du film Fright Night. Ils ont véritablement un effet instantané sur mon interprétation. Le rapport s’explique difficilement, mais il y en a un. Une synapse du cerveau s’active, et l’on commence à agir et à se comporter comme un autre.»
Avec ou sans dentier, Colin Farrell était enthousiasmé de jouer le rôle de Jerry, le vampire du film Fright Night, nouvelle version du film culte de 1985 réalisé par Craig Gillespie. Avec ce projet, Colin Farrell réalise en fait certains rêves d’enfance.
«Enfant, j’ai vu beaucoup de films de vampire, que ce soit la version originale de Fright Night, The Lost Boys, Near Dark ou de nombreuses versions de Dracula, précise-t-il. Ancrés dans mon imaginaire, les personnages de ces films m’ont inspiré pour interpréter Jerry.»
«Nous avons tenté d’être ouverts et d’évaluer dans quelle mesure on pouvait pousser ou circonscrire les limites de mon personnage de vampire, se souvient-il. Il m’est arrivé de prendre un faux accent transylvanien, tout en ignorant à quoi ça devait ressembler, mais, vous savez, je l’ai imité de la façon suivante : « Oo ah ha ha ».»
Colin Farrell a eu beaucoup de plaisir cet été. Après une sorte de retour professionnel en 2008 dans le film macabre In Bruges, il a campé des rôles substantiels pour des réalisateurs tels que Neil Jordan (Ondine) et Peter Weir (The Way Back).
Dernièrement, il semble changer de genre, comme en témoignent les films Horrible Bosses, sorti au début de l’été, et Fright Night, sans mentionner la reprise de Total Recall, dont le tournage se déroule à Toronto. Tous ces choix sont délibérés, d’après ses dires.
«Pendant trois ou quatre ans, j’ai incarné des rôles dramatiques dans des films dramatiques incroyablement satisfaisants du point de vue de la création, explique-t-il. Idéalement, je veux alterner entre des projets profonds et des rôles un peu plus simples. Le moment était venu de s’amuser et ces deux films répondaient à ce besoin. Les rôles dramatiques et très émotionnels ont tendance à hanter le sommeil. Mais là, les deux personnages ne m’habitaient pas tout le temps. J’ai beaucoup travaillé sur ces deux personnages très différents, je l’espère, de qui je suis.»
Le vampire en 2011
Les vampires occupent une plus grande place aujourd’hui qu’au moment de la sortie de la version originale de Fright Night en 1985. Qu’en pense le vampire du film original, Chris Sarandon?
«Ce qui est intéressant de nos jours, c’est que les vampires ont été romancés, répond-il. Dans Fright Night, on essaie de revenir au vampire classique, comme dans les films Nosferatu ou Dracula, mettant en vedette Bela Lugosi, le personnage machiavélique qui n’a aucun scrupule à tuer et n’a aucun lien avec ses victimes. Cela cadre mieux avec le cinéma d’horreur. Twilight et True Blood sont très bien réalisés, et ont des millions d’admirateurs, mais ce sont essentiellement des histoires d’amour.»
Fright Night
En salle vendredi