Les producteurs de Destination ultime 5 vous encouragent à aller voir leur dernier film, mais ils ne sont pas dupes. Ils savent très bien que les adeptes de la série n’ont plus confiance.
«Le film est sérieux. Nous ne l’avons pas pris à la légère. Il est bien fait et va au-delà des attentes par rapport aux deux ou trois derniers épisodes», avance le producteur Craig Perry.
Candide, M. Perry admet que la franchise – à propos de jeunes qui évitent un accident fatal pour se retrouver ensuite avec la mort aux trousses – a perdu de sa force avec les années. «Je crois que nous avons oublié ce qui faisait le cachet de l’original, regrette-t-il. Le premier film alliait parfaitement l’humour à la fatalité. Les suivants étaient trop exagérés.»
Pour résoudre ce problème, Craig Perry et son équipe ont engagé un nouveau réalisateur, Steven Quale. «Steven a fait un film concret, tangible et réaliste», souligne le producteur.
En effet, Quale semble avoir réussi à éviter les aspects qui fonctionnaient moins dans les épisodes précédents. «Je n’aime pas la parodie, insiste-t-il. Je déteste ce genre de film. Certains films, comme Austin Powers, sont très amusants, mais ce sont des parodies. Je refusais que Destination ultime 5 devienne une caricature. La série a fini par tomber dans ce piège.»
Bien que la feuille de route de Steven Quale en tant que réalisateur ne soit pas bien garnie, ses connaissances techniques ont été d’une aide indispensable pour filmer en 3D.
«Comme j’ai travaillé aux effets spéciaux dans Avatar, j’ai des années d’expérience dans le monde de la 3D, indique le cinéaste. Ce n’est pas essentiel que tous les films soient tournés en trois dimensions, mais si le réalisateur choisit de le faire, c’est possible d’accomplir un travail exceptionnel.»
Steven Quale a donc exclu dès le départ l’option de convertir son film en 3D après le tournage. «La conversion en post-production donne de mauvais résultats qui nuisent à la réputation de la 3D», conclut Quale.
Destination ultime 5
En salle dès vendredi