Culture

The Lion King: au cœur de la savane

Marc-André Lemieux - Métro

À la rentrée, The Lion King reprendra le che­min des salles de cinéma dans une édition spéciale en trois dimensions. Orchestrée par Disney, cette sortie précédera celle du format Blu-ray du film, prévue pour le 4 octobre.

Mais oublions la folie 3D pour quelques instants, car les images les plus en relief de cette histoire de courage, d’amour et d’honneur, c’est à la Place des Arts que vous aurez la chance de les voir.

Présentée à la salle Wilfrid-Pelletier jusqu’au 4 septembre, cette comédie musicale à grand déploiement plonge le spectateur au cœur de la savane africaine, et ce, dès le lever du rideau. Au risque de trop en dévoiler et d’ainsi gâcher l’effet de surprise, nous nous contenterons de citer l’avertissement suivant collé sur chacune des portes de l’enceinte montréalaise : «Si vous arrivez en retard, vous n’aurez pas accès à vos sièges pendant les 10 premières minutes de la représentation.» En d’autres mots, tâchez d’être à l’heure, car vous pourriez manquer un incroyable carnaval de marionnettes géantes, un magnifique défilé de costu­mes bigarrés. Girafes, zèbres, éléphants, gazelles, guépards, oiseaux, rhinocéros… ils se sont tous réunis pour souligner la naissance du futur roi Simba. Oubliez le Parc Safari et le Zoo de Granby : les animaux de la jungle les plus vivants et colorés, c’est en ville qu’on les trouve! Oups! Malgré nos bonnes intentions, on a peut-être fini par trop en dire…

Veuillez excuser notre enthousiasme, mais cette création de Disney suscite l’admiration, et pour de nombreuses raisons. À l’ère où les superproductions du genre s’appuient souvent sur divers gadgets high-tech pour épater la galerie, The Lion King compte sur une mise en scène plus artisanale qui révèle l’inven­tivité de ses artisans. Pour reproduire les scènes d’action du long métrage, on s’est creusé le ciboulot : décors amovibles, voiles semi-transparents, ombres chinoises, marionnettes miniatures, éclairages stroboscopiques, etc. Le tout fonctionne à merveille et respecte l’esprit de l’œuvre. Pas besoin d’écrans LED et de rayons laser pour relater le parcours d’un lionceau au beau milieu de la brousse. Il suffit de marionnettes animées manuellement par des comédiens-chanteurs de talent.

Parmi les meilleures performances, citons celles d’Anthony Crane (un Scar délicieusement diabolique), de Mark David Kaplan (hilarant Zazu), de Ben Lipitz (Pumbaa) et surtout, de Buyi Zama. Dans le rôle du vieux singe Rafiki, cette charis-matique actrice originaire d’Afrique du Sud charme l’auditoire par ses envolées vocales senties qui apportent authenticité et passion au spectacle.

En ce qui a trait aux chansons, passons-nous de tout commentaire autre que le suivant : si on grimace à l’idée d’entendre les Circle of Life, Can You Feel the Love Tonight? et autres ballades pompeuses d’Elton John dans notre auto ou à la radio, dans un contexte de comédie musicale, elles ne nous dérangent pas du tout. On ne peut toutefois pas en dire autant des traductions françaises des dialogues, qui défilaient sur deux écrans géants placés aux abords de la scène… Mais, comme diraient Zazu et Pumbaa : Hakuna Matata!

The Lion King
À la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts
Jusqu’au 4 septembre

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