Culture

L'ADISQ salue Marie-Mai et Gilles Bélanger

Pour une deuxième année d’affilée, Marie-Mai est repartie du Théâtre
St-Denis avec une paire de statuettes dorées dimanche soir au 33e gala
de l’ADISQ. La chanteuse a raflé les Félix du Spectacle de l’année (auteure-compositrice-inter­prète) et de l’Interprète féminine, un prix décerné par le public.

«Je vous aime tellement! Je vis des moments extraordinaires depuis les neuf dernières années!» a lancé l’heureuse élue à ses fans.

Marie-Mai n’a pas été la seule artiste à repartir avec deux trophées sous le bras. Grâce à Douze hommes rapaillés chantent Miron, volume 2, Gilles Bélanger a  dominé la catégorie de l’Album de l’année – Folk contemporain, en plus d’être nommé Auteur ou compositeur de l’année.

De son côté, Vincent Vallières a reçu une ovation debout après avoir raflé la palme de la Chanson populaire de l’année pour On va s’aimer encore. En concert à Rouyn-Noranda la veille, le chanteur a raconté qu’il avait fait huit heures de route pour pouvoir assister au gala, qu’il avait traversé une tempête de neige dans le parc de La Vérendrye… à la sortie duquel il avait «pogné un ticket de 317 $».

«Mais ça valait le trajet. Vraiment!» a-t-il précisé.

«Merci d’avoir choisi de faire jouer [On va s’aimer encore] dans les moments importants de votre vie. Ça me touche beaucoup», a-t-il ajouté.

Quelques jours après avoir gagné le Félix de l’Album rock pour Le ciel de mes combats à L’Autre gala de l’ADISQ, Éric Lapointe a été choisi Interprète masculin de l’année par le public.

«Je suis sur le cul! a lancé le chanteur. Merci au public, qui me soutient depuis 18 ans, qui me donne la chance de faire ce qui me passionne dans la vie, qui est toujours au rendez-vous, qui est tout le temps pour moi… dans les bons et les mauvais coups. Lâchez-moi pas et jusqu’au bout je serai là, jusqu’au bout de ma voix.»

Comme on s’y attendait, Brigitte Boisjoli a été sacrée Révélation de l’année, devant Ariane Brunet, Jimmy Hunt, William Deslauriers et Alex Nevsky. Il s’agit de la seule récompense récoltée par l’ex-académicienne, qui menait le bal en vue du gala avec cinq nominations.

«Je ne pleurerai pas. Je ne m’énerverai pas. Je ferai ça doucement… C’est rare!» a annoncé la pétillante jeune femme avant d’enchaîner avec ses remerciements.

C’est également sans surprise qu’Arcade Fire a été nommé Artiste québécois s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec. Trois des membres du groupe étaient présents pour recevoir le prix en mains propres.

Ginette Reno a pour sa part accru sa collection de Félix en tirant son épingle du jeu dans la catégorie de l’Album pop de l’année pour La musique en moi.

Contrairement à son habitude, la diva n’a pas tenté de dérider la foule avec son humour coloré; elle a plutôt opté pour des remerciements touchants durant lesquels elle a salué la mémoire de son fidèle pianiste, Léon Bernier, décédé d’un cancer il y a quelques semaines.

Marc Dupré a gagné le prix de l’Album pop-rock de l’année pour Entre deux mondes, coiffant au passage Alfa Rococo, Alex Nevsky, Alexandre Désilets et Marie-Chantal Toupin.«C’est quelque chose d’extraordinaire : c’est mon premier trophée à vie… Si on m’avait dit que ce serait en tant que chanteur que je le gagnerais, je ne l’aurais pas cru», a déclaré l’ancien imitateur et humoriste.

C’est Misteur Valaire qui a eu l’honneur d’ouvrir la prestigieuse cérémonie. Le groupe électro-jazz a joué les premières mesures de Dan Dan avant de laisser la place aux Acadiens de Radio Radio, qui ont offert Cargué dans ma chaise. Samian a poursuivi le pot-pourri avec Les mots et Marie-Mai a conclu le tout avec Plaisirs amers.

Un autre pot-pourri pas piqué des vers a marqué la soirée : celui de Karkwa et de Martin Léon. Ensemble, ils ont joué Le pyromane, une pièce tirée du dernier album de la formation, et  Nobody Is Free, un titre du chanteur.

Parmi les bons moments de cette soirée animée par Louis-José Houde, signalons aussi l’hommage posthume à Claude Léveillée, au cours duquel Isabelle Boulay a en­tonné Emmène-moi au bout du monde, accompagnée par André Gagnon au piano.

Les fans des Cowboys ont le dernier mot
Le public n’a pas suivi les recommandations des Cowboys fringants puisque ces derniers ont reçu le Félix du Groupe de l’année dimanche soir au gala de l’ADISQ. En septembre, le populaire quintette avait imploré ses nombreux fans d’ignorer sa sélection parmi les finalistes au prestigieux rendez-vous. Sur Facebook, Karl Tremblay et sa bande avaient écrit : «Ne votez pas pour nous pour le Groupe de l’année à l’ADISQ. On était en écriture cette année et ça ne nous tente pas d’être gênés d’aller chercher un trophée qu’on ne mérite pas.»

Une fois sur scène, les Cowboys fringants n’ont pas fait mention de leur mise en garde préalablement émise sur l’internet. Ils ont tout simplement remercié leurs admirateurs pour leur grande fidélité.

«Ça fait 16 ans qu’on existe et si ce n’était pas du public, on n’existerait plus», a mentionné la chanteur Karl Tremblay. Le discours des Cowboys fringants ne rappelait pas celui livré à l’automne 2010 par Mes Aïeux, qui avait été nommé Groupe de l’année sans même avoir sorti de nouveau matériel au cours des 12 mois précédant le gala. Stéphane Archambault avait même déclaré que le trophée aurait dû être décerné à Karkwa.

Le triomphe des Cowboys fringants dans la catégorie du Groupe de l’année a de quoi surprendre puisque contrairement aux autres formations en lice (Alfa Rococo, Karkwa, Les trois accords et Radio Radio), le quintette n’a pas été très actif sur la scène musicale québécoise au cours des 12 derniers mois. Mais il le sera davantage à compter du 14 novembre, date à laquelle son nouvel album, Que du vent, doit paraître en magasin.

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Les gagnants

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