Culture

L'Assaut: la France à la rescousse

Les images ont fait le tour du monde en cette période de Noël 1994. Il s’agit de l’unité d’élite française qui donne l’assaut contre un avion d’Air France afin d’y secourir plus de 200 personnes, tenues en otage par quatre terroristes du Groupe islamique armé. «J’avais 14 ans quand j’ai vu les images des passerelles venir s’arrimer à l’avion, se rappelle Julien Leclercq, dont le nouveau film, L’assaut, porte sur ces événements. C’est quelque chose qui m’a marqué. C’était le premier dénouement en direct d’une prise d’otages. Je pense qu’il y a eu 21 millions de téléspectateurs français. C’était comme une finale de Coupe du Monde de foot!»

Ne voulant pas se satisfaire de l’unique point de vue des terroristes et des otages, le réalisateur, à qui l’on doit également le long métrage Chrysalis, a dressé en parallèle des intrigues qui portent sur le groupe d’intervention et sur les gens haut placés qui tentent de régler la situation.

Pour ce faire, Julien Leclercq est allé directement à la source pour que son scénario soit le plus réaliste possible. «Il n’y a rien de mieux que de travailler avec les gens qui sont rentrés dans l’avion. Il y a aussi des otages qui m’ont aidé, qui sont venus sur le plateau, qui ont parlé aux figurants.»

Grand amateur du ci-néma de Paul Greengrass, principalement de ses opus Bloody Sunday et United 93, le réalisateur a voulu que sa caméra prenne continuellement part à l’action. «Je concevais la caméra comme un 11e membre du GIGN (Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale), comme un cin­quième terroriste, com­me un otage», dit Leclercq.

L’objectif des terroristes était de faire exploser l’avion sur la Tour Eiffel. «Ce que les forces de l’ordre m’ont dit à l’époque, c’est qu’elles n’y croyaient pas, raconte Julien Leclercq. Aujourd’hui, en 2011, on sait que c’est possible parce qu’on a tous vécu avec ces images de grandes tours frappées par un avion. Sauf qu’à l’époque, c’était improbable d’utiliser un avion avec des gens dedans comme kamikaze.»

Direction Montréal
Après s’être attaqué à l’histoire vraie de L’assaut, qui porte sur une prise d’otages dans un avion, le cinéaste Julien Leclercq travaille sur son prochain film, qui s’inspirera égale­ment d’un fait divers. «Je vais d’ailleurs le tourner à Montréal, dévoile le réalisateur.

Il s’appelle L’aviseur et il a été écrit par Abdel Raouf Dafri, qui a écrit Un prophète et Mesrine. Ce sera Gilles Lellouche, la vedette. Il sera question d’un indic français qui opérait au détroit de Gibraltar et qui, en dénonçant les trafics de drogue, touchait 15 % de tout ce qui tombait. Sauf que, sans s’en rendre compte, il est juste devenu le numéro deux du narcotrafic en Méditerranée! Il a été arrêté par les autorités canadiennes. C’est un gros film. On commence à tourner en Espagne pendant huit semaines, et après, on termine chez vous, à Montréal, pendant cinq semaines.» 

L’Assaut
En salle dès vendredi

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