Culture

Doba: tout vient à point…

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Il s’est écoulé trois ans depuis la séparation du duo DobaCaracol. Trois années au cours desquelles Doriane Fabreg, alias Doba, a dû réapprendre à avoir confiance en ses capacités de créatrice et à se «remettre sur ses pattes», après une période d’épuisement professionnel.

«Au départ, j’ai appris à créer, parce que je n’avais jamais écrit beaucoup de chansons; Carole [Facal, son ancienne partenaire de DobaCaracol] était très prolifique sur le plan de la création, alors que moi, c’était plus la scène», rappelle-t-elle.

Cette préférence pour la scène explique aussi sa lon­gue période d’arrêt : «Ç’a été dur pour moi de recomme­n­cer seule. Je suis une fille de gang, un animal social. Il faut que ça bouge, qu’il y ait des gens autour de moi!»

L’artiste affirme néanmoins n’avoir jamais vraiment arrêté d’être en processus de création. «Je me suis laissé une longue période d’écriture pour faire le tour de mes influences et mettre le doigt sur la direction que j’avais envie de prendre, dit-elle. Il y a longtemps que j’ai commencé à travailler à des chansons en vue d’un album, mais je n’étais jamais tout à fait satisfaite.»

C’est que, pour ce premier effort solo, Doba n’avait pas l’intention d’offrir au public un produit qui ne lui corresponde pas en­tiè­rement. «Ç’a été long, mais là, je suis totalement satisfaite, lance-t-elle. J’ai un côté très borné, j’ai du mal à me conformer et à faire des compromis.»

Ainsi, si les filles de DobaCaracol chantaient en français, Doba a été irré­médiablement attirée par l’anglais pour la plupart de ses pièces. «Je suis très in­­fluencée par la musique black américaine, en anglais, explique-t-elle. J’ai plus une relation littéraire avec le français. J’ai essayé, parce qu’au Québec, on sent l’es­pèce de pression sociale quand on est francophone, mais mon groove, ce qui me définit le plus, n’est pas en français.»

La musique afro-américaine a également influencé le style de musique qu’on peut entendre sur l’opus : «Le genre de musique comme le gospel, c’est juste authentique, s’exclame-t-elle. C’est de la musique du cœur. Et c’est ce que je cher­che, de la musique qui fait rire, pleurer, danser… C’est ce que j’aime, et donc ce que j’ai envie de faire!» 

Doba
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