Culture

«J'étais terrorisé!» – Hugh Jackman

Ned Ehrbar - Metro World News

Si vous avez vu l’affiche de son nouveau long métrage, Real Steel (Gants d’acier), vous savez que Hugh Jackman peut avoir l’air courageux. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. L’acteur se rappelle très bien la première fois où il a dû chanter en public.

«Je n’ai jamais été aussi terrifié. C’était il y a 15 ans, se souvient-il. Le 26 juillet 1996. On m’avait demandé de chanter l’hymne national en Australie lors d’un important match de rugby que des millions de personnes devaient regarder. J’ai eu une attaque de panique la nuit précédente. J’étais terrorisé.»

Le comédien australien semble mettre la barre très haut. «Dans ma tête, je me disais, à tort ou à raison, que si je gâchais ce moment, tout serait terminé, raconte-t-il. J’avais vu des personnes se faire huer en chantant l’hymne national et ne ja­mais être engagées par la suite. C’est petit l’Australie, vous savez. Si j’avais été hué ce jour-là, je sais que je ne serais pas ici aujourd’hui.»

Si ce moment n’a pas gâché la carrière de Hugh Jackman, ses vacances, à l’époque, étaient tombées à l’eau. «Ma femme et moi avions prévu un mois de vacances et ç’a été horrible parce que j’ai pensé à cette date fatidique du début à la fin», explique-t-il avant d’ajouter qu’une mauvaise performance lui aurait en­levé tout espoir de faire autre chose.

«Sans ce moment dans ma vie, je n’aurais jamais animé les Oscars», avance-t-il même. 

Son plus récent projet, Real Steel, un film pour toute la famille, semble avoir tous les ingrédients pour devenir une franchise, mais le comédien vedette ne souhaite pas parler de cette possibilité. «Ce n’est pas le moment de discuter de ça, affirme-t-il. C’est com­me si une semaine avant le Super Bowl, on demandait à une équipe si elle pensait participer à la finale l’année suivante.»

Hugh Jackman admet toutefois qu’il y a un intérêt en ce sens. «Je sais que c’est une possibilité, mais j’ai signé pour un film et per­son­ne dans l’équipe ne pense au-delà de la date de sortie.»

En outre, l’Australien – qui est acteur et producteur dans ce projet – connaît le travail nécessaire pour mettre un tel projet sur les rails, même lorsque c’est une valeur sûre.

«D’après mon expérience, même avec X-Men, je n’ai jamais connu un parcours facile, avoue-t-il. Il y a tellement de choses qui peuvent mal tourner. C’est chaque fois un miracle d’arriver à présenter un film. C’est un métier formidable, mais je suis bien content d’être devant la caméra, parce que derrière, il faut user de tours de force incroyables.»

Pour le moment, plutôt que de préparer Real Steel 2, Jackman sera sur Broadway pendant 10 semaines dans le cadre d’un one man show avant de jouer dans la ver­sion de Tom Hooper des Misérables.

Viendra ensuite un autre volet de Wolverine, un rôle que l’acteur joue avec na­turel après plus d’une dé­cennie. «Je le joue même à la maison!» blague-t-il.

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Apprendre du maître Sugar Ray Leonard
Pour Real Steel, le légendaire boxeur Sugar Ray Leonard s’est vu confier la tâche de chorégraphier les matches de boxe opposant les robots, et aussi celle d’entraî­ner Hugh Jackman pour que celui-ci convainque dans son rôle d’ancien boxeur.

«J’ai travaillé avec Hugh quelques fois, je lui ai montré des techniques de coups de poing, mais principa­­lement comment frapper avec convic­tion, explique le boxeur. Je lui ai dit que tout était dans le visage, dans ce qu’on y révèle. Si on frappe avec confiance, on frappe avec convic­tion. Je lui ai appris à être un combattant, et il a très bien réussi!»

Real Steel
En salle dès vendredi

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