Culture

En orbite avec Galaxie

Olivier Langevin n’en est pas à son premier séjour à Rouyn-Noranda. Le leader de Galaxie croit avoir participé à chacune des éditions du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue depuis sa fondation en 2003.

«Au départ, c’était très local. Ça n’avait pas toute cette ampleur, se rappelle-t-il. Aujourd’hui, il y a des bands de l’extérieur, des professionnels du milieu… C’est rendu vraiment gros.»

En février dernier, Olivier et ses acolytes revenaient avec un premier album en cinq ans (l’excellent Tigre et diesel), mais sans le 500 qu’ils chérissaient tant (un défunt groupe de Boston également baptisé Galaxie 500 les a contraints à changer de nom).

Nous avons rencontré Olivier Langevin quelques heures avant qu’il foule les planches du Petit théâtre avec sa «bonne vieille gang», Fred Fortin (basse), Pierre Fortin (batterie), Daniel Thouin (clavier), Audrey-Michèle Simard (voix) et Myëlle (voix).

Au FME, faites-vous moins la fête qu’il y a quelques années?
Non! [Rires] C’est vraiment une des choses qui n’a pas changé! J’ai même l’impression que ça empire! C’est assez terrible!

Tigre et diesel figure parmi les 10 finalistes au prix de musique Polaris du meilleur album canadien des 12 derniers mois. Comment avez-vous accueilli la nouvelle?
Ça m’a beaucoup surpris. Je suis super content, mais je dois avouer que je ne connaissais pas ce prix-là avant que Karkwa le gagne l’an dernier.

Tigre et diesel est de loin votre album le plus dansant de votre carrière. Lors de sa parution, vous avez dit que vous assumiez enfin votre petit côté électro sur disque. Sur scène, qu’en est-il?
C’est autre chose. On ne veut pas jouer avec trop de machines. Pour reproduire le son du disque, ça nous prendrait plein de bidouilleurs et ça ne nous intéresse pas du tout. On a une base de blues: on veut être capable de se laisser aller. En show, ça devient donc un mélange d’électro et de vieux rock’n’roll.

Vos fans réagissent-ils différemment?
Avant c’était plus cérébral. Il y avait des chansons vraiment heavy que tu ne pouvais pas vraiment écouter en dansant. Aujourd’hui, c’est comme un train qui décolle: il y a un flow, une ambiance. On aligne plein de chansons de party. Ça donne un air d’aller à la soirée.

Avez-vous fait votre deuil du 500?
Je ne dors plus! [Rires] N’empêche que ça n’a plus la même signification. Galaxie, ça ne veut plus rien dire. À la limite, c’est un poste de radio… Avant, c’était un char [un vieux modèle construit par Ford]. On aimait l’image des années 1960, celle du rêve américain. C’était difficile de laisser aller tout ça, mais je voulais faire un dernier album sous ce nom-là.

Un dernier?
[Rires] Je ne sais pas si je vais changer de nom pour le prochain. Mais une chose est sûre, je vais continuer à faire des disques.

Les gens qui vous reprochaient d’avoir pris trop de temps entre les deux derniers albums doivent donc s’attendre à prendre leur mal en patience?
Ça dépend ce qui arrive. Quand Vincent [Vallières] et Mara [Tremblay] te demandent de réaliser leurs albums, tu ne dis pas non. Ça ne me tentait pas de passer à côté de ça.

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