C’est dans un petit pub plein à craquer (l’orage qui venait d’éclater à l’extérieur y était sûrement pour quelque chose) que Salomé Leclerc a lancé son premier album vendredi, en fin d’après-midi.
Foulard autour du cou en dépit de l’humidité accablante qui régnait dans la salle, la jeune femme de 25 ans a joué Sous les arbres dans sa quasi intégralité. «Bienvenue dans le sauna de la dernière chance!» a-t-elle rigolé en milieu de prestation.
L’auteure-compositrice-interprète est parvenue à capter l’attention d’une bonne partie de l’auditoire grâce à une pop mélancolique, des textes sensibles et un timbre de voix fort intéressant. Les spectateurs prenaient un malin à se laisser bercer par les douces envolées vocales de l’artiste, tant dans les aigus (d’une grande justesse) que dans les graves (un ton légèrement éraillé agréable à l’oreille).
Des débuts prometteurs, disons-le.