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Barr Brothers: en avant la musique!

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Brad Barr, son frère Andrew et leurs acolytes ont laissé toute la place à la musique mercredi soir… pour notre plus grand plaisir. Pas très loquaces, les Barr Brothers. Après cinq chansons, le chanteur, Brad Barr, a lancé un timide «Merci!» à deux reprises. Mais croyez bien que cela n’a en aucun cas altéré la connexion entre le public et les 11 musiciens sur scène – les 4 membres du groupe, accompagnés d’une section de cuivres et de 4 percussionnistes.

Forts de leur album éponyme, leur premier opus, sorti en septembre dernier et ayant récolté des critiques favorables depuis, Brad et Andrew Barr, ainsi que Sarah Pagé et Andrés Vial, avaient peu à craindre de l’accueil qu’obtiendrait leur spectacle au Club Soda, qu’ils offraient dans le cadre de Montréal en lumière. Et les Montréalais d’adoption ont réussi à nous éblouir du début à la fin, offrant un spectacle musicalement sans faille.

Que ce soit quand Brad Barr jouait des morceaux de guitare à une main (oui, oui), quand les quatre percussionnistes y allaient d’un solo bien senti ou encore quand tous les musiciens s’en donnaient à cœur joie à l’unisson, les Barr Brothers s’éclataient manifestement sur scène autant que le public subjugué dans la salle. Autant ils réussissaient à maintenir l’attention des spectateurs lors de longs passages planants, autant des moments de pure énergie venaient nous réjouir régulièrement.

De Beggar in the Morning à Deacon’s Son ou The Devil’s Harp, les chansons des Barr Brothers ont beau être celles d’un album sorti tout récemment, on avait déjà l’impression de toutes les connaîtrepar cœur, et c’est avec bonheur qu’on a suivi les Barr dans leur univers.

Sagot pour les fans
Le premier album solo de Julien Sagot est une œuvre qui s’apprivoise, idéalement seul, les écouteurs sur les oreilles, pour mieux en savourer l’ambiance.

Le percussionniste de Karkwa n’a donc peut-être pas été reçu aussi bien qu’il l’aurait dû mercredi soir, alors qu’il avait le rôle ingrat de faire la première partie des Barr Brothers, dans une salle dont la configuration est propice à l’inattention et aux messes basses.

Dommage, car ceux qui étaient déjà initiés au rock expérimental et planant de Sagot ont pu apprécier ses longs passages musicaux envoûtants et sa voix rauque à la Arthur H ou Jean Leloup, ainsi que ses musiciens de talent. On a hâte de le voir en programmation principale!

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