Culture

James Blunt: place au soft rock

James Blunt veut s’éloigner des ballades en puissance qui l’ont hissé au sommet des palmarès au milieu des années 2000. Ce désir nous apparaissait évident mardi soir au Centre Bell, où le Britannique se produisait devant un peu plus de 6 220 spectateurs. Blunt s’est concentré sur
les pièces les plus hop-la-vie de son répertoire, dont la plupart sont issues de son dernier opus, Some Kind of Trouble.

So Far Gone, Dangerous, Turn Me On, Superstar… Elles y sont presque toutes passées. Des chansons soft rock sans grande saveur, agréables à l’oreille, mais peu mémorables. Fort heureusement, la propension du chanteur à mettre de l’avant son petit côté vitaminé ne l’a pas empêché d’interpréter les berceuses mélancoliques qui lui permettent – encore aujourd’hui – de se produire devant des foules de milliers de personnes. Dédiée au public québécois, la jolie Goodbye My Lover lui a valu une ovation bien sentie. Entonnée en chœur avec l’auditoire, Carry You Home a aussi fait mouche, tout comme la nouvelle If Time is All I Have. Et comment oublier l’incontournable You’re Beautiful, le tube à l’origine du phénomène.

Tout plein de bonnes intentions, James Blunt a voulu s’adresser à ses fans québécois dans leur langue maternelle en ouverture de concert. Hélas, la qualité de son français laissant encore à désirer, on n’a saisi que quelques bribes de son bref discours. A+ pour l’effort, tout de même.

Généreux et souriant tout au long du spectacle, James Blunt s’est même payé une petite séance de body surfing pendant I’ll Be Your Man. Au rappel, le guitariste a offert l’inédite – et l’oubliable – Into the Dark, avant de conclure en beauté avec les entraînantes Stay the Night et 1973.

Bobby Bazini ovationné
Bobby Bazini s’est très bien acquitté du mandat que James Blunt lui avait confié en début de soirée, soit celui de réchauffer la salle. Le jeune Québécois s’est même mérité une ovation du public au terme de sa prestation de 30 minutes. «C’est ma première fois au Centre Bell. J’espère que ce ne sera pas la dernière», a-t-il déclaré sous les acclamations des spectateurs.

En plus des pièces de son premier album, Better in Time, l’auteur-compositeur de 22 ans a offert une relecture blues de la célèbre Let’s Get it On de Marvin Gaye, sur laquelle il n’a pas manqué de montrer l’étendue de son incroyable registre vocal.

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