Culture

Theophilus London: homme de son temps

Theophilus London, le rappeur brooklynois porté aux nues, vient présenter Timez Are Weird These Days. Entretien étrange.

Lorsqu’on joint Theophilus London, il est à Orlando. Au zoo. Et il nous parle sur son cellulaire. Trois détails qui, combinés au fait qu’il n’est pas un homme très volubile, ne contribuent pas à rendre l’entretien particulièrement limpide. Difficile de demander à quelqu’un de nous parler de son parcours, ou des êtres qui l’inspirent, lorsqu’on l’imagine en train d’observer des girafes ou des zèbres, mettons.

N’empêche, aussi à bâtons rompus soit-elle, la discussion avec celui que plusieurs considèrent comme l’enfant prodige du hip-hop new school nous apprend quand même plusieurs trucs. Notamment que Theophilus-le-ladies-man a désormais une copine, et qu’il essaye du coup d’être «un mec civilisé». Ou encore qu’il est très heureux de revenir chez nous dans le cadre de Montréal en lumière afin de «revoir ses fans et leur faire un câlin».

Celui qui, comme on a pu le constater lors de son passage au dernier Festival de Jazz, est un très bon showman, nous raconte également que ce qui lui a donné envie de faire de la scène, chose qu’il a accomplie pour la première fois à l’âge tendre de 16 ans, c’est «de pouvoir contrôler le public avec son talent». «Monter sur une scène procure un sentiment semblable à celui que l’on ressent lorsqu’on saute sur un terrain de basket ou sur la glace au hockey», fait-il remarquer. Alors, Theophilus, vous êtes fan de notre sport national? «Pas du tout.»

Après avoir créé un buzz avec une série de mixtapes, le créatif New-Yorkais né à Trinidad a fait paraître en juillet dernier Timez Are Weird These Days, un premier disque solide qui mèle rock, soul et hip-hop vieille école. «Je trouve en effet que les temps sont étranges et je sentais le besoin d’en parler», conclut-il tandis qu’une petite musique de fête foraine se fait entendre en bruit de fond. «Après tout, je suis un artiste de ma génération…»

Theophilus London

Au Club Soda
Samedi à 20 h

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